mercredi 21 novembre 2018

Pratiquant puis dirigeant, il ne lui reste plus que le sommet de la pyramide pour compléter le tableau. L’inspecteur principal des Douanes, non moins président de la Section d’athlétisme de l’AS Douanes, est en terrain connu. C’est le 16 décembre, jour de l’Assemblée générale, qu’on saura s’il l’a conquis. Entretien paru dans le quotidien Libération.

La candidature

« Les raisons qui ont motivé le dépôt de ma candidature à la tête de la Fédération sénégalaise d’athlétisme sont multiples. Il est question de relever le défi. Parce que tout le monde est d’accord que l’athlétisme bat de l’aile et ne rayonne plus sur le plan national et même international. Donc il est de mon devoir, en tant que premier vice-président de la Fédération, de consolider les acquis. Quoi qu’on puisse dire, Momar Mbaye (président sortant) a posé les premiers jalons, c’est-à-dire faire de sorte que la discipline se pratique au niveau de toutes les régions. Il est de mon devoir d’apporter ma touche personnelle pour booster la discipline. »

L’expérience

« Sur le plan de la gestion administrative de la Fédération, j’ai acquis de l’expérience pendant ses huit ans en tant que premier vice-président. J’ai eu l’occasion de connaitre pas mal de personnalités sportives dans le cadre des meetings. Par ailleurs, en tant qu’inspecteur des Douanes, j’ai un carnet d’adresse fourni, je connais pas mal d’opérateurs économiques dans le domaine de la cimenterie, la minoterie, la mécanique. Beaucoup de camarades de promotion sont aussi sont prêts à m’appuyer sur le plan financier pour les activités d’athlétisme. »

Le cas des infrastructures

« Il n’y a que trois régions qui ne disposent pas de pistes d’athlétisme : Kédougou, Thiès et Sédhiou. Mais on n’en a pas forcément besoin pour faire de l’athlétisme. Par exemple, la région de Kédougou a sa spécificité avec un relief accidenté. Donc, leurs athlètes peuvent se spécialiser en demi-fond. Maintenant, après avoir détecté un talent au niveau du Kédougou, il faudra l’acheminer vers Dakar pour qu’il puisse s’affirmer. On va essayer d’organiser pas mal de Cross de masse au niveau de ses localités et recueillir les talents pour les emmener vers les régions où il y’a des pistes d’athlétisme. »

Les régions, au cœur des difficultés

« Ces régions-là soufrent de techniciens et d’officiels. Il n’y a même pas d’entraineurs de niveau initiateur. Ce qui est valable pour Kédougou, l’est pour Sédhiou et Tambacounda. Or, il faut en avoir pour pouvoir faire de l’athlétisme. »

La dégradation des pistes

« Avec la chaleur et les intempéries, le tartan se dégrade. La plupart des stades régionaux ont été retapés à neuf mais on constate très vite qu’il y a des améliorations à faire à cause de cela. »

Le projet pour l’élite

« L’élite n’a besoin que de moyens financiers. Ici, nos athlètes en souffrent. Un athlète d’élite qui a des problèmes pour manger à sa faim, payer ses équipements corrects ou se soigner, ne peut pas réaliser des performances dignes de ce nom. Mon ambition, c’est de les mettre dans les bonnes conditions d’entrainement. »

La massification

« Je ne me fixe pas un nombre de licenciés à atteindre. Ce qui est sûr, au niveau des régions, surtout le Sud et le Sud-Est où l’athlétisme bat de l’aile, je vais essayer de lancer une formation des officiels, afin d’avoir le maximum d’entraineurs. A ce titre, il faudra intéresser les professeurs d’éducation physique qui opèrent au niveau de ces écoles pour qu’ils puissent détecter les talents qu’ils découvrent lors des différentes activités sportives de l’école. »

Le budget fédéral

« Un budget n’est pas statique (celui de l’équipe sortante tourne autour de 25 millions de francs FCfa), c’est un budget prévisionnel. Personnellement, je puis vous assurer que j’ai des ambitions plus grandes que ça. 25 millions, c’est limite, ça suffit juste à faire fonctionner la Fédération. »

Les innovations

« On va essayer de faire revenir et revivre le Marathon de Dakar. Depuis deux ans, on n’a pas organisé le Meeting de Dakar. A terme, on peut organiser un Meeting sous régional et puis revoir sa dimension dans les années à venir. »

L’adhésion des acteurs

« Je viens de sillonner les régions (le weekend dernier). Pour l’essentiel, tous les présidents de Ligues et les clubs ont épousé mon programme. Sur ce plan, je n’ai pas de soucis à me faire. »

L’aura de Dia Ba

« (Ndlr : Le candidat Amadou Dia Ba, en plus d’être médaillé d’olympique en 1988, est directeur du Centre régional de développement basé à Dakar) A beau être un bon champion olympique et sur le plan africain, on ne peut se prévaloir de ces titres pour être un bon manageur. Ce n’est pas la même chose. Sinon, on aurait confié la Fédération argentine de football à Diego Maradona. Car il est plus populaire que tout le monde. C’est dire que ce n’est pas ce qui compte. Même au sein de l’instance mondiale (IAAF), on recrute des spécialistes dans différentes matières pour gérer la structure. Elle n’est pas gérée uniquement par des sportifs de renom. »

L’avance sur le terrain

« Chaque matin, je coordonne avec toute une équipe. C’est dire que je suis en contact direct avec les présidents de ligue régionale, de clubs et autres acteurs pour consolider mes acquis. Je suis entrain de consolider mes acquis. La confiance est de mise. » 

L’urgence

« Ce que j’ai en point de mire, c’est de réunifier la famille de l’athlétisme. À l’issue de chaque élection, il y’a des tiraillements. L’équipe vaincue a tendance à abandonner la discipline. Je vais essayer de récupérer les ressources humaines tapies dans l’autre camp. »

 Le succès de l’AS Douanes

« Il n’y a pas de secret. Le succès de l’AS Douanes, c’est un management conjugué à l’appui financier. Nos athlètes bénéficient d’une indemnité de transport mensuel. Sur le plan médical, ils bénéficient d’une assistance par l’intermédiaire du Centre socio-médical de l’Administration des Douanes. Sur ce plan là, ils sont gâtés. L’athlète n’a besoin que d’un suivi-médical, un régime alimentaire et une bonne hygiène de vie. Tout cela les aide à se concentrer sur la compétition. »

L’image de l’athlétisme sénégalais : le cas Lamine Diack

« C’est une affaire qui est pendante devant la justice. Ce qu’on peut faire, on l’a déjà entamé, c’est sensibiliser le peuple sénégalais pour qu’il puisse le soutenir moralement. A l’échelle internationale, ça peut relever du domaine de l’Etat du Sénégal. A notre niveau, en tout cas, on n’a pas encore envisagé une quelconque action dans ce sens. On y verre plus clair peut être le jour où nous serons dans instances internationales. »

 

 

 

 

 

 

Floyd Mayweather a battu Conor McGregor dans la nuit de samedi 26 au dimanche 27 août au T-Mobile Arena de Las Vegas par Ko technique au 10e round.

Attentiste au début du combat, l’Américain a submergé l’Irlandais avec une série de droits et de gauches. McGregor était sur le point de tomber dans les cordes et l’arbitre est intervenu pour arrêter le combat alors qu’il restait 1:55 au chrono.

Floyd Mayweather a assuré qu’il s’agissait de son dernier combat. L’Américain se retire donc à 40 ans avec un bilan de 50 victoires dont 26 Ko pour 0 défaite.

 

Conor McGregor: «Merci Floyd !»

«J’ai bien démarré, je dominais mais ça a été compliqué par la suite. Plus que puissant, il est très rapide. On ne peut que s’incliner devant un champion comme ça. Merci à toi Floyd. J’étais vraiment trop fatigué à la fin, mais je ne suis pas tombé et c’est une victoire pour moi. Je n’étais pas loin. J’étais fatigué, rien de plus, j’aurai pu continuer. Il a plus d’expérience que moi. Ce n’est pas ma première défaite, je vais revenir.»

 

Floyd Mayweather: «J’avais garanti que ça n’irait pas au bout»

«On a donné aux fans ce qu’ils voulaient. Conor a été meilleur que je pensais, c’est un sacré compétiteur, mais j’étais au dessus. La tactique était de le laisser tout donner au début. J’avais garanti que ça n’irait pas au bout.»

Le Tribunal arbitral du sport (Tas) a confirmé lundi les suspensions à vie infligées par la Fédération internationale d’athlétisme (Iaaf) à Papa Massata Diack, fils de l’ancien président de l’Iaaf, et deux anciens responsables russes, Valentin Balakhnichev et Alexei Melnikov.

Les trois hommes avaient été suspendus le 7 janvier 2016 dans le cadre du scandale de dopage et de corruption qui ébranle l’athlétisme. La commission d’éthique de l’Iaaf les soupçonne d’avoir reçu de l’argent en contrepartie de leur silence sur des faits de dopage, principalement en Russie.

Les arbitres du Tas ont conclu que les charges retenues contre Papa Massata Diack, Valentin Balakhnichev et Alexei Melnikov étaient «établies, au-delà d’un doute raisonnable, et que les sanctions devaient être confirmées». Papa Massata Diack est l’un des 15 enfants de Lamine Diack, ancien président de l’Iaaf. Ex-consultant en marketing à l’Iaaf, il a été placé par Interpol sur sa liste des personnes les plus recherchées après un mandat d’arrêt émis par la France.

Il est recherché notamment pour fraude, blanchiment d’argent et corruption. Valentin Balakhnichev est l’ex-trésorier de l’Iaaf et ex-président de la Fédération russe, et Alexei Melnikov l’ex-entraîneur de l’équipe nationale de marche.

AFP

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