jeudi 13 décembre 2018

Dans un entretien accordé à Sport221, le sélectionneur national est revenu sur les cas de Moussa Sow et Demba Ba. Mais s’il semble satisfait du premier et explique les raisons de son absence contre l’Afrique du Sud (2e J. Elim. CM 2018), Aliou Cissé ne pense pas «pour l’instant» à un retour du second dans la «Tanière» qui «a progressé sans lui».


Moussa Sow : «Depuis son retour du Golfe (Al Ahli, Émirats arabes unis, Ndlr), j’avais dit que c’est un garçon que j’ai toujours aimé. Je le connais en tant que joueur. J’ai eu à jouer avec lui à ses débuts et connais ses qualités de buteur. Dès lors qu’il était revenu dans un championnat majeur qui est la Turquie, il est redevenu sélectionnable.

Donc automatiquement, je n’ai pas hésité une seule fois à le sélectionner contre le Cap Vert (8 octobre 2016, 1ère journée des éliminatoires de la Coupe du Monde 2018 avec un but de Sow, Ndlr).

Je crois que tous les entraineurs aimeraient avoir des attaquants qui marquent des buts. Moussa en est capable de marquer et l’avoir avec nous est quelque chose de très important. Et en plus de ça, il a le vécu et aussi l’expérience. Nous allons nous baser sur des joueurs comme lui pour continuer notre travail.»

 

«Je n’avais pas sélectionné Moussa Sow contre l’Afrique du Sud parce que...»


Son absence contre l’Afrique du Sud : «Après, il y a eu le match contre l’Afrique du Sud où il y a d’ailleurs eu un mal entendu. Les gens pensaient que je n’avais pas pris Moussa Sow alors qu’il était disponible à jouer alors que le garçon était blessé.

On en n’avait parlé, lui et moi. Et effectivement, on s’était mis d’accord qu’il n’était pas prêt a jouer contre l’Afrique du sud. Ce sont les raisons qui ont fait que je ne l’avais pas pris.

Deux jours ou trois jours après, il avait joué un match contre Manchester United et avait marqué d’une retournée acrobatique. Les gens se sont dit : «mais le coach, qu’est-ce qu’il est en train de nous raconter ? Il nous dit que Moussa Sow est indisponible et il joue deux u trois jours après. Mais c’est du fait qu’on ait des dead-line pour la publication des listes et dans cette période, Moussa m’avait effectivement dit qu’il n’était pas prêt à jouer ce match contre l’Afrique du sud.

Voila les raisons qui ont fait que je ne l’avais pas pris. Je reviens sur ça pour clarifier un tout petit peu cet épisode.»

 

«L’équipe nationale a progressé sans Demba Ba»


Demba Ba : «Demba Ba a eu à jouer sous les couleurs de cette équipe nationale mais ça fait quand même un bon bout de temps qu’il n’est pas là et l’équipe nationale a progressé sans lui. Elle avance sans lui. Qu’il ait cette envie de revenir en équipe nationale, je suis tout à fait content de l’entendre, mais pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour ni d’actualité. Je suis satisfait de mes attaquants et de mes joueurs.» 


Sport221.com

 

Revenu à la charge avec une proposition de 60 millions d’euros (39 milliards 357 millions FCfa), Chelsea a encore essuyé un refus de Naples pour lui céder Kalidou Koulibaly. Mais les dernières déclarations de l’agent du défenseur central sénégalais de 26 ans semblent ouvrir la porte à un départ durant ce mercato estival.


Le bras de fer continue entre Chelsea et Naples pour Koulibaly. Le club italien a refusé une offre mirobolante de 60 millions d’euros (39 milliards 357 millions FCfa) des Blues pour le défenseur sénégalais, annoncent plusieurs médias anglais et britanniques.

L’année dernière déjà, Antonio Conte avait déjà échoué à attirer le colosse (1,95 m, 89 kg) de Naples malgré une proposition de près de 46 millions d’euros (30 milliards FCfa).

Mais comme il y a un an, la direction napolitaine ne veut pas entendre parler d’un départ de son assurance tout risque. Désireux de rivaliser encore avec la Juventus dans la course au titre à l'horizon 2017-2018, les pensionnaires de San Paolo veulent garder KK qu’ils avaient blindé en début de saison.


De 525 millions FCfa à 1 milliard FCfa par an


Initialement sous contrat jusqu’au 30 juin 2019, Kalidou Koulibaly a été prolongé jusqu’en 2012 avec une forte revalorisation salariale. Alors qu’il touchait un salaire de 800 000 euros (525 millions FCfa) annuels, le Sénégalais marge désormais à 2,2 millions d’euros (1 milliard 443 millions FCfa) nets la saison. C’est près de trois fois ce que le défenseur central de 25 ans gagnait précédemment au club azzurri qu’il a rejoint à l’été 2014, en provenance de Genk en Belgique.

Avec son nouveau salaire, le numéro 3 des «Lions» est le cinquième dans la hiérarchie du vestiaire napolitain en 2016-2017 derrière le Slovaque Marek Hamsik avec 3,5 millions d’euros (2 milliards 295 millions FCfa) et l’attaquant espagnol José Callejón avec 3 millions d’euros (1 milliard 967 millions FCfa) nets la saison.


Il n’empêche, tout peut encore arriver dans ce dossier d’ici la fin du mercato. A la fin du match face à la Guinée équatoriale, le 10 juin dernier, Koulibaly s’était montré peu loquace sur la question. «Je ne peux rien vous dire. Je me concentrais sur le Sénégal ; on a gagné le match et je suis très content. Je vais aller en vacances. Je vais pouvoir souffler et on verra ce que Dieu me réserve», disait-il à son passage en zone mixte au stade Léopold Sédar Senghor.

Quelques mois auparavant, c’est son agent qui fermait la porte à toute éventualité de transfert. «Nous avons renouvelé avec Naples jusqu'en juin 2021, donc Kalidou Koulibaly restera à Naples cet été. Il ne partira pas de Naples, tout est en ordre avec le club. Une clause libératoire ? Il n'y a pas de clause, ce sont des questions privées et confidentielles entre le club et le joueur», déclarait Bruno Satin le 21 mars dernier.


SON AGENT : «Le marché des transferts est ouvert jusqu'au 31 août, quelque chose pourrait se produire avant cette date.»


Mais il y a quelques jours (le 14 juin dernier), ce dernier tenait un autre discours et évoquait la possibilité d’un départ cet été. «Chelsea? Ils sont une équipe de classe mondiale que beaucoup de joueurs voudraient rejoindre, mais je ne veux plus parler de ça maintenant», a-t-il déclaré à Mondo Napoli. Avant d’ajouter : «Koulibaly? Le marché des transferts est long puisqu'il sera ouvert jusqu'au 31 août, quelque chose pourrait se produire avant cette date.»

Une déclaration qui veut tout dire, d’autant plus que son agent aurait été aperçu cette semaine à Londres et que le champion d’Angleterre en titre fait de l’international sénégalais une priorité pour ce mercato.

En visite à Tamba, Salif Diao s’est prononcé sur l’actualité de l’Équipe nationale. L’ancien milieu de terrain des «Lions» a pris fait et cause pour son ex-coéquipier, Aliou Cissé, actuel Sélectionneur.

EQUIPE NATIONALE : «Nous avons une très bonne équipe. Il faut laisser le coach travailler. Le patron, c’est Aliou Cissé. Maintenant, il faut créer un environnement positif autour de sa personne. Il faut qu’il réussisse dans sa mission, sa réussite étant celle du Sénégal. Je suis avec l’équipe, mais pas derrière elle. Au Sénégal, on a l’habitude de dire : ‘’Nous sommes derrière vous.’’ Moi, je suis avec eux à 100% et j’ai espoir.»

LE FOOTBALL SENEGALAIS : «De manière générale, de gros progrès ont été faits, contrairement à ce que les gens disent. Il y a de très bonnes choses qui se font, même si tout n’est pas rose. Maintenant, être là à se lamenter à tort et à travers, je dis que ce n’est pas ma façon de voir les choses. Au vu des résultats des petites catégories, on peut dire que de bonnes choses sont faites. Le meilleur reste à venir pour le football sénégalais.»

VISITE A TAMBA : «Je suis déjà content d’être à Tambacounda, une région que je connais bien et qui m’a adoubé (Salif Diao est originaire de Kédougou, voisine de Tamba, ndlr). C’est un retour aux sources. Ma visite entre dans le cadre du tour du Sénégal que nous (il fait partie du collectif «La Solution», une initiative d’acteurs du football sénégalais, ndlr) avons initié pour rencontrer les acteurs, ceux qui sont sur le terrain tous les jours, échanger avec eux, discuter de leurs difficultés et essayer de trouver des solutions adaptées à leur environnement. Notre ambition est de mettre en place un projet qui aide le football sénégalais, pour le rendre encore plus performant. Nous voulons partir dans une posture fédératrice. Depuis des années, on dit que ça ne va pas, mais pas par rapport à quoi.»

Rayonnant dans l’entrejeu des «Lions» samedi face à la Guinée-Équatoriale et quelques jours plus tôt devant l’Ouganda, Pape Alioune Ndiaye prend une nouvelle dimension en Equipe nationale qui pourrait également booster sa carrière professionnelle avec l’intérêt de plusieurs clubs anglais mais aussi turcs comme Galatasaray et Fenerbahçe.

Il n’en finit plus d’impressionner. Fort à son aise lors des deux derniers matchs de l’Equipe nationale, Pape Alioune Ndiaye a été l’une des grandes satisfactions de la Tanière. Que ce soit face à l’Ouganda en amical (0-0) ou plus récemment contre la Guinée-Équatoriale (3-0) en éliminatoires de la CAN 2019, le joueur d’Osmanlispor a été convaincant dans l’entrejeu aux côtés d’Idrissa Gana Guèye. Avec ses bonnes prises de balle et sa percussion pour casser les lignes, PAN a prouvé que sa titularisation d’entrée face à la Tunisie lors de la dernière Coupe d’Afrique au Gabon n’était pas du tout usurpée. Solide sur ses appuis et doté de qualités techniques bien au-dessus de la moyenne, il a pesé de tout son poids sur la large victoire des Lions face au Nzalang. Et pourtant, ce n’était pas évident de réussir une aussi belle prestation pour un joueur qui a dû être repositionné en cours de rencontre.

«J’aime être au cœur du jeu»

Placé au coup d’envoi derrière les deux attaquants de pointe, Moussa Sow et Mame Biram Diouf, il a terminé le match sur un côté. Mais en position axiale ou excentré, le joueur formé à Diambars a été au-dessus du lot, même si c’était loin d’être un pari gagné d’avance. «Ce n’est pas facile de commencer un match en position de milieu de terrain et de se retrouver sur le côté, d’autant plus que je suis un joueur qui aime être au cœur du jeu. Mais il faut se mettre au service du collectif. Même si on me mettait gardien de but, je n’hésiterais pas à défendre dignement les couleurs du pays», confiait-il en zone mixte samedi dernier à la fin du match. «C’est un très bon résultat, dans un contexte particulier. Nous savons que c’est la fin de la saison et c’est loin d’être évident. On savait tous qu’il était très important de commencer par une victoire, mais le chemin est encore très long. Il va falloir être très costauds, rester positifs et continuer à travailler.»

Une bataille entre l’Angleterre, Galatasaray et Fenerbahçe

Malgré une longue absence due à une blessure, le milieu offensif de 26 ans d’Osmanlispor a été très compétitif (40 matchs, 39 titularisations, 3464 minutes jouées) et sort d’une belle saison en Süper Lig, où il a marqué 8 buts et délivré 4 passes décisives. Avec son club turc, qu’il a rejoint en août 2015, PAN a aussi disputé cette saison la Ligue Europa. Ses 11 buts inscrits l’année dernière ont beaucoup aidé la formation basée à Ankara à disputer cette compétition pour la première fois de son histoire. Une performance XXL qui n’a pas échappé aux clubs anglais de Crystal Palace, West Ham et Everton qui lui ont font les yeux doux avant la CAN 2017. Actuellement, un départ vers l’Angleterre dans les prochains jours reste toujours une possibilité avec un transfert estimé à 10 millions d’euros (6,5 milliards FCfa). Mais il ne serait pas non plus étonnant de le voir rester encore en Süper Lig où les deux mastodontes du championnat, Galatasaray et Fenerbahçe en ont fait une priorité pour ce mercato. Avec sa prestation de samedi et la nouvelle dimension qu’il est en train de prendre en Equipe nationale, il fait tout doucement son trou dans la «Tanière» et sera l’un des principaux acteurs de ce mercato estival du côté des «Lions».

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