mercredi 16 janvier 2019

Abdoul Aziz Ndiaye qui vendait des informations à des services de renseignements a été perdu par sa cupidité. Il a été arrêté pour non-dénonciation d’actes terroristes.

A Takhikao, tout près de la mosquée, la grande concession des Ndiaye est l’attraction. Dans le quartier, la méfiance est de rigueur depuis que les éléments de la brigade de recherches du poste de police de Nguinth y ont fait une descente musclée, à la recherche de Abdoul Aziz Ndiaye, né le 6 décembre 1950 à Thiès, soupçonné de connexion avec des réseaux terroristes. Au bout du compte, il s’avère que le sexagénaire n’est qu’un piètre arnaqueur. Sa famille est même dépassée par les événements, l’homme n’ayant vraiment pas le profil du Djihadiste. Seulement pour de l’argent, il est prêt à fricoter avec le diable. Ce qui, dans ce contexte marqué d’actes extrémistes, est trop risqué. Déféré avant-hier, Abdoul Aziz Ndiaye a fait un retour de parquet. Hier encore, le substitut du Procureur, en charge du dossier, l’a renvoyé pour un second retour de parquet au commissariat du 1er arrondissement.
A ses proches, il a confié avoir été sûrement «vendu» par un individu avec qui il était en discussions. Lui donnait l’impression de tout connaître sur les cellules terroristes dormantes au Sénégal. En vérité, le sexagénaire a été perdu par sa cupidité, son goût immodéré pour l’argent. A trop vouloir «vendre» aux services de renseignements, des infos sur des attentats terroristes qui allaient se produire au Sénégal, avançant même des dates, il édifiera les autorités judiciaires que ses «tuyaux» n’étaient qu’imaginaires. Déjà, depuis quelques mois, les services de renseignements l’avaient en mire, après qu’il avait ébruité un projet terroriste en planification dans certaines régions du Sénégal et que certaines communes de Thiès étaient des caches de Kalachnikovs et d’explosifs provenant du Mali. Fertile d’imagination, il aurait même affirmé que ces terroristes sont du même réseau que l’imam Aliou Ndao, en détention.
Aujourd’hui, ses parents le disent victime d’un règlement de compte. Travaillant avec plusieurs services de renseignements, il a été dénoncé par ces mêmes services qui voulaient savoir s’il était réellement en connexion avec des extrémistes. 67 ans, A. Ndiaye a fait son cursus primaire à l’école élémentaire Moundiaye Thiaw de Takhikao. Par la suite, il a intégré le Collège d’enseignement moyen (Cem) Idrissa Diop et enfin le Lycée El Hadji Malick Sy où il a obtenu la Première partie du Baccalauréat (avant la réforme). Recruté comme moniteur à l’école élémentaire Cheikh Ibrahima Fall de Médina Fall, il quitte l’enseignement vers les années 1980. Sans emploi depuis, l’homme gagne son pain en «monnayant» des renseignements. Père de plusieurs enfants, il a divorcé de trois épouses.

On avait l’habitude dans les films. C’est une course-poursuite digne d’une fiction entre gendarmes et un camion contenant de la drogue. Les éléments de l’Escadron d’intervention et de surveillance de Touba ont saisi 182 kg de chanvre indien dans un camion en provenance de Kaffrine. Les deux convoyeurs : le chauffeur et son apprenti interpellés par les pandores.
Immatriculé DL 1023 D, le camion plat a quitté Kaffrine pour la direction de Touba. Ainsi, vers 15 heures, le capitaine de gendarmerie de la Compagnie de Kaffrine a joint au téléphone son collègue de Diourbel Capitaine Badara Fall qui était à Touba pour régler le dispositif sécuritaire du Magal de Kazu Rajab, pour l’informer de la venue d’un camion portant d’une quantité importante de drogue. «Avant 16 heures, nous avons reçu un appel du capitaine de la compagnie de Kaffrine. Il a eu des renseignements qu’un camion immatriculé DL 1023 D contenait de la drogue. Aussitôt, nous avons mis en place nos unités qui sont sur la route, le poste de gendarmerie de Kael, en même temps nous avons alerté le poste de Colobane dans le département de Gossas. Eux, ils étaient déjà au courant. Mais, le temps que les éléments de Colobane se mobilisent, la camion avait forcé sur le barrage mis en place», a rappelé le Commandant de la Compagnie de gendarmerie de Diourbel. Le chauffeur du camion qui roulait à vive allure, a failli renverser un pandore. Parce que après le barrage de Colobane, le camion a foncé aussi celui mis en place par les éléments de Kael. C’est par la suite que l’Escadron d’intervention et de surveillance a été appelé en renfort et en compagnie des éléments de la brigade de Kael, ils ont poursuivi le camion. Mais, le chauffeur du camion, pour tromper la vigilance des gendarmes, a laissé la route pour rouler sur les bas-côtés en soulevant de la poussière. A un certain de la course-poursuite, le camion a fait demi-tour et foncé sur le dispositif des pandores qui ont cédé le passage. Finalement, ils ont été interpellés aux environs de 16 heures 30 au quartier Darou Salam de Mbacké. «Les deux convoyeurs poursuivis par les deux patrouilles de la gendarmerie, ont pris la direction de Mbacké. Sur la route, le camion a tué deux bœufs et a heurté un petit véhicule. S’ils n’avaient pas fait attention, nos éléments allaient être heurtés par le camion. Une fois à Mbacké, le chauffeur n’avait pas la possibilité de rouler sur certaine vitesse. Il a ensuite perdu le contrôle de son véhicule et le camion a fini sa course sur un poteau électrique en béton. Nos éléments ont eu le sang-froid d’interpeller les deux convoyeurs sans pour autant les blesser», a expliqué capitaine Badara Fall, tout en indiquant le véhicule a été immobilisé dans les locaux de l’Escadron de gendarmerie de Touba.
La quantité de drogue saisie par les éléments de l’Escadron d’intervention et de surveillance de Touba est estimée à 182 kg et non 200 kg selon le capitaine Fall. Le chanvre indien appelé Brown était bien emballé dans des pneus de secours. Filé sur tout le trajet, le camion, qui a foncé sur les différents check-points des forces de l’ordre, s’est finalement échoué à Mbacké. «La drogue saisie était mise dans quatre (4) pneus de secours. Et chaque pneu, nous avons découvert environs 40 kg de chanvre indien emballés dans des sachets blancs en plastiques. Chaque paquet contenait 2kg de drogue, le Brown. Au total, nous avons pu découvrir 91 sachets dissimilés dans les pneus. Ce qui fait 182 kg de chanvre indien saisis», a détaillé M. Fall. A l’en croire, le propriétaire de la marchandise a été identifié, mais le capitaine Badara Fall a préféré taire le nom pour ne pas empiéter l’enquête qui est en cours. D’ailleurs, une perquisition a été à son domicile à Touba, le jour des faits. «Nous poursuivons les investigations pour en savoir davantage.»
En début du mois d’avril, les éléments de la police de Mbacké ont interpellé un homme connu comme un grand trafiquant de de l’herbe qui tue avec 53 kg de chanvre indien. L. Sy, c’est de lui qu’il s’agit. Il serait le propriétaire de cette quantité de drogue saisie par les éléments du Commissaire Dédhiou de Mbacké. Multirécidiviste, il a été récemment condamné à 4 ans de prison ferme. Trois semaines après cette opération de la police, c’est la gendarmerie qui réussit un grand coup en saisissant 182 kg de chanvre indien appartenant à un grand trafiquant basé dans la Cité religieuse de Touba. Selon une source policière, cette partie du Baol est devenue une plate tournante de trafic international de drogue.


Une écolière en classe de CI a été violée au village de Kalsane Ndiaye, dans le département de Louga. Son cousin, M.N, auteur présumé des faits, a été arrêté et envoyé en prison.

Les habitants du village de Kalsane Ndiaye, dans le département de Louga, sont sans voix. Ils peinent toujours à comprendre l’attitude du nommé M.N, un natif de leur localité. Celui-ci s’est empêtré dans une sombre affaire de viol, qui lui a valu, depuis hier, un placement sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Louga. En effet, selon des sources très proches de ce dossier, ébruité par les éléments de la Brigade mixte de Louga, la machine judiciaire a été mise en branle, après que le commandant Moïse Dione a reçu un coup de fil anonyme. Son interlocuteur lui a fait comprendre qu’une écolière âgée de 11 ans et vivant au village de Kalsane Ndiaye, adopte un comportement bizarre lorsqu’elle se déplace, car elle boitille et évite à tout prix que son pagne frôle ses parties intimes. Ce dernier, qui soupçonnait que la fillette soit victime d’un viol, s’est limité à jeter la puce à l’oreille du gendarme en chef qui n’a pas pris à la légère ses informations fraichement reçues. Sans hésiter, il a effectué, séance tenante, un déplacement au village de Kalsane Ndiaye pour tirer au clair cette affaire. Une fois sur les lieux, il a fait appel à la fillette, avant de faire, lui aussi, le même constat que le dénonciateur.
Ainsi, pour se faire une religion sur l’état de santé de la fillette, il a instruit à ses parents de l’acheminer à l’hôpital régional Amadou Sakhir Mbaye pour une consultation gynécologue. Les conclusions du toubib qui font état d’une déchirure hyménale, attestent que la fillette A.N est victime de pénétrations répétées. Interrogée sur les révélations de la blousse blanche, elle n’a pas hésité à pointer du doigt son cousin, M.N, avec qui, elle partage la même maison. «J’ai été violée à deux reprises par mon cousin M.N. Il profitait des absences des membres de notre famille pour m’entraîner dans les toilettes avant de me forcer à entretenir avec lui des rapports sexuels», a expliqué la victime. N’en croyant pas à leurs oreilles, les gendarmes ont interpellé le mis en cause mercredi dernier, avant de le conduire sous bonne escorte dans les locaux de la Brigade mixte de Louga. Entendu à son tour, il a avoué les faits à lui reprochés. Au terme de la durée légale de sa garde à vue, il a été déféré au Parquet de Louga. Après, son face-à-face avec le maître des poursuites, il a été placé sous mandat de dépôt.

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a jugé hier l’affaire d’abus de confiance portant sur 133 millions de FCfa et opposant l’international sénégalais Pape Ndiaye Souaré et son entrepreneur qui devait lui construire une villa R+3 à Ngor. A la barre du tribunal, le prévenu Ameth Ndiaye qui gère la société «Millenium All Building», rappelle qu’il était convenu, avec Pape Ndiaye Souaré, de construire un bâtiment R+3 au prix de 95 millions de FCfa. Au moment de l’exécution du projet, il a décidé de changer la position de la piscine qui devait être au rez-de-chaussée pour le mettre au 3e étage. Pour cela, il fallait allonger le coût de la construction qui était alors de 103,5 millions de FCfa. Durant l’instruction à la barre, le prévenu avoue avoir reçu un montant global de 120 millions de FCfa, puisqu’une somme de 17 millions de FCfa lui a été remise pour l’achat d’équipements et de meubles en Chine. Aussi, il a mentionné un prêt de 10 millions de FCfa que lui avait accordé le footballeur, puisqu’il était dans l’impossibilité de terminer les travaux déjà entamés. Ameth Ndiaye dit qu’il n’a pu exécuter sa part du contrat à temps, parce qu’il a été escroqué en Chine par un certain Khabane Ndiaye. Cependant, il dit avoir pratiquement fini les travaux du chantier. Il reste juste les finitions, dit-il. Avant de laisser entendre que la partie civile lui doit encore la somme 5,6 millions de FCfa.
Défendant le footballeur, Me Sayba Danfakha a précisé que le prévenu a reçu la somme de 103 millions de FCfa pour la construction, 10 millions de FCfa à titre de prêt et 17 millions de FCfa pour l’achat des meubles. Pour Me Danfaha, Ameth Ndiaye tente de faire une confusion, même s’il a reconnu les faits. L’avocat n’a pas manqué de signaler que le prévenu s’est fait passer pour un architecte, alors qu’il est technicien en bâtiment. Il a réclamé la somme de 20 millions de FCfa à titre de dommages et intérêts.
Dans son réquisitoire, le procureur de la République a démontré qu’il y a eu un contrat que le prévenu n’a pas respecté. Il a requis une peine de 6 mois ferme. La défense a plaidé la relaxe. Le verdict sera rendu le 27 avril 2017.

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