mercredi 21 novembre 2018

Le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne inaugure ce mardi la centrale solaire de "Ten Marina" Dakhar. D’un coût global de 28 milliards FCfa et d’une capacité installée de 30 Mwc, cette unité de production va approvisionner près de 200 000 personnes en électricité grâce à une énergie propre sans émission de gaz à effet de serre.

Ce projet s’inscrit dans la politique de l’Etat sénégalais de valoriser les énergies renouvelables. Ainsi, la part des énergies propres dans la génération d’énergie électrique va être portée à 20% dès cette année grâce à la mise en service de cette centrale.

Ce projet a vu le jour grâce à l’investisseur français Meridiam et ses partenaires Eiffage (construction) et Solairedirect (filiale du géant hexagonal de l’énergie Engie) qui avaient obtenu un prêt de 34,5 millions d’euros des agences des développement française Proparco et belge BIO pour le développement de cette centrale. 

«En plus d’avoir indemnisé les personnes affectées par le projet Pap et érigé une ceinture verte dans le périmètre de la centrale, la phase de construction a créé 150 emplois directs», assure le Directeur général de la société Ten Mérina, Karim Ndiaye.

Ce dernier ajoute que la société bénéficie d’un contrat d’achat d’énergie de 25 ans signé avec la Senelec, à laquelle Ten Merina vendra l’intégralité de sa production annuelle estimée à 50 Gwh.

Pape Amadou Sow

Un froid inhabituel enveloppe depuis quelques jours le royaume chérifien, où d'importantes chutes de neige ont été enregistrées dans les régions montagneuses. Un dispositif anti-froid a été mis en place dans les zones les plus affectées.

« Les températures sont globalement en dessous de la normale, d’importantes chutes de neige ont touché le Haut-Atlas et le Moyen-Atlas, à partir de 900 mètres d’altitude, avec des températures pouvant descendre à -5°C », a indiqué lundi à l’AFP un responsable de la Météorologie nationale.

Dans l’intérieur du pays, plusieurs routes ont été coupées du fait de la neige, selon le ministère des Transports. Avec ses massifs montagneux habitués aux hivers très rigoureux, cette zone est la plus rudement affectée par la vague de froid qui sévit depuis vendredi.

« Les gens se retrouvent isolés, les routes sont coupées, les éleveurs ne peuvent plus nourrir le bétail », a déploré un habitant de Ben Smim, joint par l’AFP dans son village niché au pied du Moyen-Atlas.

Mobilisation gouvernementale

La mobilisation de « l’ensemble des secteurs gouvernementaux » a été décrétée par le ministère de l’Intérieur, qui a assuré que plus de 500 000 personnes bénéficieront d’un plan de lutte contre le froid (distribution de couvertures, de denrées alimentaires…). De son côté, la Fondation Mohammed V pour la solidarité a annoncé avoir déployé un programme « Opération grand froid » dans les régions montagneuses enclavées.

Le froid touche également, dans une moindre mesure, la côte atlantique. A Rabat, un orage de grêle s’est abattu sur la ville lundi. Une impressionnante trombe marine a été observée dimanche au large de la capitale administrative. Les pluies importantes sont accueillies avec un certain soulagement par les agriculteurs qui s’inquiétaient des risques de sécheresse.

En ce début d’année 2018, les températures sont en dessous des normales de saison dans divers points du globe.

 

La construction d’une dizaine de forages dans la zone des Niayes inquiète producteurs maraîchers et riverains. Menaces sur les productions horticoles et conséquences sociales sur le vécu des populations ont été brandies lors d’une journée de plaidoyers.

De Loumpoul à Potou en passant par Diender jusqu’à Gorom, les producteurs maraîchers de la zone des Niayes ont déserté leurs périmètres maraîchers pour tenir une journée d’alerte et de plaidoyer. Ce, face à la construction de 11 forages dans la zone de Diender, pour régler le problème d’eau qui secoue la capitale, Dakar. De leur avis, cela n’est pas sans conséquence sur leurs productions culturales.

«C’est l’avenir de cette zone agricole qui est aujourd’hui menacé avec la construction de ces forages. Les producteurs n’arrivent plus à avoir suffisamment d’eau depuis le début d’exploitation desdits forages», a fait remarquer Masséye Diongue, président de la Fédération des producteurs de la zone des Niayes.

«Les réserves d’eau restent un patrimoine national certes, mais si cette zone qui nourrit presque tous le Sénégal, ne dispose plus suffisamment d’eau, c’est la catastrophe. Il n’y a pas eu de concertations au préalable, encore moins d’études sérieuses», renchérit Mamady Kane.

Les populations estiment que cela ne fera qu’exacerber la migration vers la Libye. Sentiment partagé par les autres producteurs qui prédisent la mort de la filière horticole dans la zone des Niayes.

Pour eux, le chef de l’Etat n’est pas suffisamment informé de ce projet qui tue déjà les petits producteurs. Au delà de cette journée d’alerte et de plaidoyer, ces producteurs, regroupés autour d’un collectif, promettent de dérouler des actions pour contraindre les autorités à reconsidérer la construction et l’exploitation des forages.

L'Observateur

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La Société de métallurgie d’Afrique fait l’objet d’une mise en demeure du ministère de l’Environnement. Spécialisée dans la fabrication du fer de bâtiment et tenue par des Chinois, l’entreprise a deux petits mois pour se mettre en règle. A Sébikotane où l’usine demeure un mauvais payeur des taxes de patente, l’on ne souhaite pas sa fermeture, mais plutôt qu’elle se conforme aux normes environnementales et au respect de la législation du travail en vigueur au Sénégal.

Après plusieurs complaintes des travailleurs dont certains ont perdu la vie et d’autres été victimes de blessures graves, la Société de métallurgie d’Afrique (Someta) va bientôt fermer boutique. Après l’annonce récente du ministre de l’Environnement d’une usine mise en demeure pour non-respect des normes environnementales, les contrôleurs sont à pied d’œuvre.

Et les responsables de l‘entreprise n’ont que deux mois pour se conformer aux normes en vigueur. Venu présider la journée de dialogue et de concertation sur le budget participatif, le maire de Sébikotane a annoncé la nouvelle à ses administrés qui ne cessaient de vilipender l’entreprise. Une annonce bien accueillie par le Forum civil local qui, depuis le début de ses activités, n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme.

Toutefois, l’édile de Sébikotane dit souhaiter la poursuite des activités de cette usine, dans le respect des normes en vigueur au Sénégal. «Nous ne voulons pas sa fermeture, mais qu’elle se conforme aux normes environnementale et paye aussi régulièrement sa patente», confie Abdoulaye Lô.

Au sein de cette usine implantée à Sébikotane, les travailleurs ne cessent de décrier leurs difficiles conditions d’exercice et le non-respect de la législation de travail. Deux d’entre eux ont trouvé la mort dans cette usine où la règle est devenue ; «Travaille ou dégage.»

Aujourd’hui, sa fermeture est imminente, à quelques jours de la date butoir de la mise en demeure servie par le ministère de l’Environnement. Déjà, les travailleurs s’organisent pour le respect de leurs droits.

L'Observateur

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