mardi 26 mars 2019

La liste « Naatal Sénégal ak Ali Haïdar », dirigée à Matam par Amadou Issa Kane, compte faire une participation honorable aux élections législatives du 30 juillet. Lors de la campagne électorale, les écologistes vont miser sur des caravanes et des visites de proximité dans la région de Matam.

Aly Haïdar a invité les Sénégalais à reconsidérer l’environnement. Il souhaite que des lois qui renforcent et protègent l’environnement puissent être votées à l’Assemblée nationale. C’est le message qu’il a livré hier aux Pikinois au cours d’une caravane qui a sillonné les principales artères de la localité.

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable (Medd) a procédé, hier, au lancement du Programme de préparation du Sénégal au Fonds vert pour le climat (Fvc) pour une période initiale de 12 mois. Un mécanisme par lequel notre pays compte attirer des financements et lutter contre le changement climatique avec le concours d’acteurs étatiques comme non-gouvernementaux appelés à mutualiser leurs forces.

Le processus de mise en œuvre du Fonds vert pour le climat est enclenché avec le lancement, hier, du Programme de préparation de ce mécanisme par le ministère de l’Environnement et du Développement durable. Pour Ramatoulaye Dieng Ndiaye, la Secrétaire générale dudit département, il s’agit, à travers cette initiative, de capter les financements en faveur de l’environnement. « Au regard des objectifs à atteindre, à travers le lancement de ce fonds, à savoir accompagner la mise en œuvre des contributions nationales et le changement d’échelles des projets et programmes dans le cadre des changements climatiques, une revisite des procédures nationales d’élaboration et d’exécution des projets environnementaux s’impose. Pour cela, un accompagnement des unités nationales dédiées est requis », a-t-elle déclaré. Mme Ndiaye a ajouté que le Sénégal a soumis son programme « Readiness » et obtenu une première subvention pour son démarrage.

Ce premier programme porte sur deux composantes majeures : renforcer les capacités de l’Autorité nationale désignée (And) pour lui permettre d’assumer ses fonctions et organiser les interactions entre les pays et le Fvc sur la base du programme pays.

Le fonds, qui s’élève à un million de dollars (environ 600 millions de FCfa) par an et par pays, sera exécuté au Sénégal sur une période de 12 mois à travers tout le territoire. Il concerne, toujours selon la secrétaire générale du ministère de l’Environnement, toutes les catégories d’acteurs tout en tenant compte des populations vulnérables face aux impacts des changements climatiques.

Evolution majeure dans l’architecture de la finance climatique
Plusieurs partenaires étatiques et non-étatiques sont concernés par cette action. Parmi eux, le Centre de suivi écologique (Cse) qui est le partenaire de mise en œuvre du Programme de préparation avec le Fvc. Son directeur, le Dr Assize Touré, a souligné que l’avènement de ce mécanisme financier « a marqué une évolution majeure dans l’architecture de la finance climatique ». Selon lui, « il se distingue par son ambition qui est de mobiliser 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2020, l’équilibre dans l’allocation de ses ressources entre adaptation et atténuation, le mécanisme spécial en faveur du secteur privé et son généreux programme de préparation ». Il a estimé que les défis auxquels les pays en développement sont confrontés pour la mobilisation de ressources financières liées au climat « se posent non pas seulement en termes de disponibilité mais aussi et surtout en termes de capacités ». « Il faut de bonnes politiques et stratégies, des cadres de consultations multipartites fonctionnels, de bonnes capacités techniques pour la formulation de projets bancables, entre autres. C’est pour permettre aux pays en développement de créer ces conditions que le Fonds vert pour le Climat a mis en place son programme de préparation », a expliqué Dr Touré.

Sékou Sarr de Enda Energie a, pour sa part, souligné que la mise en œuvre de ce programme nécessite la participation de toutes les parties prenantes dans la lutte contre le changement climatique.
Pour rappel, le Fonds vert pour le climat a été instauré depuis le 11 décembre 2010 à Cancun (Mexique), lors de la 16ème Conférence des parties sur le climat. Il a pour ambition d’aider les pays en développement à transformer leurs économies en suivant une trajectoire de développement moins émissive en carbone et résiliente au changement climatique.

Ousseynou POUYE (Le Soleil)

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