mercredi 21 novembre 2018

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable (Medd) a procédé, hier, au lancement du Programme de préparation du Sénégal au Fonds vert pour le climat (Fvc) pour une période initiale de 12 mois. Un mécanisme par lequel notre pays compte attirer des financements et lutter contre le changement climatique avec le concours d’acteurs étatiques comme non-gouvernementaux appelés à mutualiser leurs forces.

Le processus de mise en œuvre du Fonds vert pour le climat est enclenché avec le lancement, hier, du Programme de préparation de ce mécanisme par le ministère de l’Environnement et du Développement durable. Pour Ramatoulaye Dieng Ndiaye, la Secrétaire générale dudit département, il s’agit, à travers cette initiative, de capter les financements en faveur de l’environnement. « Au regard des objectifs à atteindre, à travers le lancement de ce fonds, à savoir accompagner la mise en œuvre des contributions nationales et le changement d’échelles des projets et programmes dans le cadre des changements climatiques, une revisite des procédures nationales d’élaboration et d’exécution des projets environnementaux s’impose. Pour cela, un accompagnement des unités nationales dédiées est requis », a-t-elle déclaré. Mme Ndiaye a ajouté que le Sénégal a soumis son programme « Readiness » et obtenu une première subvention pour son démarrage.

Ce premier programme porte sur deux composantes majeures : renforcer les capacités de l’Autorité nationale désignée (And) pour lui permettre d’assumer ses fonctions et organiser les interactions entre les pays et le Fvc sur la base du programme pays.

Le fonds, qui s’élève à un million de dollars (environ 600 millions de FCfa) par an et par pays, sera exécuté au Sénégal sur une période de 12 mois à travers tout le territoire. Il concerne, toujours selon la secrétaire générale du ministère de l’Environnement, toutes les catégories d’acteurs tout en tenant compte des populations vulnérables face aux impacts des changements climatiques.

Evolution majeure dans l’architecture de la finance climatique
Plusieurs partenaires étatiques et non-étatiques sont concernés par cette action. Parmi eux, le Centre de suivi écologique (Cse) qui est le partenaire de mise en œuvre du Programme de préparation avec le Fvc. Son directeur, le Dr Assize Touré, a souligné que l’avènement de ce mécanisme financier « a marqué une évolution majeure dans l’architecture de la finance climatique ». Selon lui, « il se distingue par son ambition qui est de mobiliser 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2020, l’équilibre dans l’allocation de ses ressources entre adaptation et atténuation, le mécanisme spécial en faveur du secteur privé et son généreux programme de préparation ». Il a estimé que les défis auxquels les pays en développement sont confrontés pour la mobilisation de ressources financières liées au climat « se posent non pas seulement en termes de disponibilité mais aussi et surtout en termes de capacités ». « Il faut de bonnes politiques et stratégies, des cadres de consultations multipartites fonctionnels, de bonnes capacités techniques pour la formulation de projets bancables, entre autres. C’est pour permettre aux pays en développement de créer ces conditions que le Fonds vert pour le Climat a mis en place son programme de préparation », a expliqué Dr Touré.

Sékou Sarr de Enda Energie a, pour sa part, souligné que la mise en œuvre de ce programme nécessite la participation de toutes les parties prenantes dans la lutte contre le changement climatique.
Pour rappel, le Fonds vert pour le climat a été instauré depuis le 11 décembre 2010 à Cancun (Mexique), lors de la 16ème Conférence des parties sur le climat. Il a pour ambition d’aider les pays en développement à transformer leurs économies en suivant une trajectoire de développement moins émissive en carbone et résiliente au changement climatique.

Ousseynou POUYE (Le Soleil)

Tous les ans, le nombre d'hectares ainsi cultivés augmente de 10 % environ sur la planète.


Lentement dans le monde, la culture des OGM gagne du terrain. Tous les ans, le nombre d'hectares ainsi cultivés augmente de 10 % environ. Ainsi, en 2012, 170,3 millions d'hectares de cultures ont été dédiés aux OGM. Ces plantes génétiquement modifiées représentent environ 10 % des surfaces agricoles de la planète. 28 pays en cultivent, notamment les États-Unis, l'Argentine, le Brésil ou encore le Canada, qui sont les plus gros producteurs. Aux États-Unis, 90 % de la production de maïs, de coton, de soja est désormais basée sur les OGM. Mais de nombreux pays émergents s'y mettent aussi. En 2012, pour la première fois, Cuba et le Soudan ont planté des OGM. La culture des plantes biotechnologiques est présente sur tous les continents. Depuis 1996, on observe une progression forte et continue de l'adoption par les agriculteurs de ces technologies. Près de 17,3 millions d'entre eux cultivent ces plantes dans le monde, dont 90 % dans les pays en voie de développement.


Face à un tel engouement, l'Europe est largement en retrait, puisque la majorité des pays du Vieux Continent ont rejeté le développement des organismes génétiquement modifiés, soulignant en particulier le risque pour l'environnement. En Europe, seuls l'Espagne, la Roumanie et la Slovaquie s'y sont mis.


De nouvelles plantes modifiées


Il y a deux ans, un rapport du Conseil économique et social s'interrogeait sur la pertinence économique du rejet européen et français des OGM, s'inquiétant de ce que l'Europe abandonnait en particulier ce champ de recherche aux Américains et aux Chinois.


Malgré ce rejet européen, les prévisions estiment que d'ici à 2015 le nombre d'agriculteurs cultivant des OGM dans le monde atteindra 20 millions, dans 40 pays, et que la superficie totale des cultures GM dans le monde sera de 200 millions d'hectares.


La recherche en agriculture devrait contribuer à faire émerger de nouvelles plantes modifiées, en particulier un riz, mais aussi un maïs tolérant à la sécheresse. La Fondation Gates soutient ces travaux qui visent à permettre le développement agricole, y compris des régions arides et sèches.

 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté lundi les États de la planète à mettre de côté leurs intérêts particuliers pour sauver les océans et éviter une « catastrophe mondiale », en ouverture de la première conférence mondiale sur les océans des Nations unies.


Cette réunion de cinq jours est la première du genre aux Nations Unies pour faire face aux problèmes touchant les océans, du blanchissement des coraux à la pollution plastique, en passant par la surpêche et la montée du niveau des eaux, en raison des changements climatiques.


« Nous devons mettre de côté les gains à court terme, pour prévenir une catastrophe mondiale sur le long terme », a déclaré Antonio Guterres devant l'assemblée générale des Nations Unies.


« Préserver nos océans et les utiliser de manière durable c'est préserver la vie elle-même. »


Cette conférence visant à définir une stratégie pour inverser le déclin des océans est assombrie par la décision du président Donald Trump de retirer les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat.


Dans son discours, le président bolivien Evo Morales s'en est pris aux États-Unis, estimant que le retrait de l'accord de Paris est un « déni de la science, tournant le dos au multilatéralisme et le refus d'un avenir pour les générations futures ».


Ces actions sont « la principale menace pour la Terre et pour la vie elle-même », a-t-il ajouté.


Les États membres de l'ONU travaillent à un « appel à l'action » qui doit être signé par les pays s'engageant à prendre des mesures pour nettoyer les océans et préserver ce qui est sans aucun doute la ressource la plus importante de la Terre.


Les objectifs comprennent la protection d'au moins 10% des écosystèmes côtiers et marins d'ici 2020, la réduction de la pollution des océans et le renforcement des moyens de lutte contre la pêche illégale et non réglementée.


Antonio Guterres a décrit de manière alarmiste l'état des océans.


Il a cité une étude récente démontrant que le volume de détritus plastiques pourrait dépasser le volume de poissons dans les mers d'ici 2050, si rien n'est fait.


La montée du niveau des océans menace des pays entiers, l'industrie de la pêche s'effondre dans certains endroits et les écosystèmes côtiers sont gravement affectés par la pêche, l'extraction minière, le transport maritime et le tourisme, a-t-il prévenu.


Le patron de l'ONU a appelé à des mesures concrètes, comme l'extension des zones marines protégées, une meilleure gestion des pêcheries, la réduction de la pollution et le nettoyage des déchets plastiques.

 

L'enfouissement d'une «montagne d'ordures» en mer près de Beyrouth en vertu d'un accord entre le gouvernement et une compagnie privée fait scandale au Liban, théâtre depuis deux ans d'une crise des déchets sans précédent.

Depuis une dizaine de jours, des collectifs de la société civile font circuler des images de plusieurs camions transportant des déchets et les déversant dans la mer, une opération toujours en cours.


D'après ces collectifs, ces déchets proviennent d'une «montagne d'ordures» à Borj Hammoud, banlieue nord de Beyrouth et sont enfouis en Méditerranée en vertu d'un accord entre le Conseil de développement et de la reconstruction (CDR, organe gouvernemental) et une compagnie privée.


«Ils sont en train de prendre de cette montagne des déchets qui sont là depuis 20 ans (...) et les jettent en mer», s'indigne Wadih al-Asmar, militant au sein de «Vous puez», le collectif qui a été à l'origine des manifestations contre la crise des ordures qui a éclaté en 2015.


Ce collectif, ainsi que celui de «la santé de nos enfants est une ligne rouge», ont dénoncé sur leur page Facebook un «massacre environnemental».


La polémique a enflé mardi avec des déclarations du ministre de l'Environnement qui a confirmé lors d'une tournée sur place que le «contrat entre l'entrepreneur et le CDR stipulait l'enfouissement de la montagne (de déchets) dans la mer».


Il a indiqué avoir envoyé des lettres au CDR en vue de «rectifier certaines choses» et qu'il allait s'enquérir du «meilleur moyen pour limiter» les dégâts.


Mais les militants de la société civile ont laissé éclater leur colère mardi sur les réseaux sociaux, qualifiant la situation de «honteuse».


«Des déchets sont jetés en pleine mer et le ministre de l'Environnement justifie cela (...) il leur donne le feu vert», s'indigne «Vous puez».


«Ils jettent ces ordures sans traitement. Ils tuent l'écosystème maritime», s'insurge encore M. Asmar.


Le Liban a connu à l'été 2015 une crise des déchets aiguë, avec des ordures s'accumulant dans les rues de Beyrouth et de ses environs depuis la fermeture de la principale décharge du pays.


Cette crise a donné lieu à des manifestations sans précédent de la société civile qui a exprimé son ras-le-bol de la classe politique, dans un pays souffrant depuis la fin de la guerre civile (1975-1990) d'institutions bancales et de corruption endémique.


En 2016, le gouvernement a décidé de rouvrir cette décharge et de créer deux autres dépotoirs, dont un à Borj Hammoud, à côté duquel se trouve «la montagne d'ordures» qui dégage des odeurs nauséabondes dans les banlieues nord de la capitale.

 

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