lundi 18 mars 2019

Le quotidien « Le Soleil » du 25 août 2017, avait publié mon Alerte n°1 intitulée « Le risque zéro n’existe pas ». Malgré l’extrême gravité de la situation décrite, personne n’a réagi ; ni ministres de la République ; ni députés ; ni directeurs nationaux ; ni élus locaux ; ni autorités administratives ni simples citoyens, pourtant tous interpelés par une vulnérabilité dont tout le monde devrait prendre conscience et agir encore qu’il est temps.

Certes, le tableau des risques majeurs peint fut sombre, mais il était loin d’être exhaustif. Il n’avait pas fait cas des risques majeurs sanitaires.
Dakar n’est pas à l’abri d’une épidémie de peste. La ville est infectée de rats à cause de la prolifération de gargotes, de restaurants et de commerces d’aliments de toutes sortes.
Le soir, les vendeurs de fruits ne vident pas leurs étals pour conserver les produits dans des endroits réfrigérés et protégés, ils se contentent de les cacher avec des cartons ou sacs en plastique de fortune, attirant ainsi toutes sortes de bestioles. Les restaurants vident dans des poubelles mal fermées des restes de plats que se disputent bestioles et Sdf de plus en plus nombreux à Dakar.

Dans les bureaux transformés en espaces de restauration, les cafards et les rats investissent les lieux dès la fin de la journée attirés par les résidus de nourritures (morceaux de pain, arachide grillée, sucre, etc.)

Devants les écoles, toutes sortes de produits alimentaires sont commercialisés sans aucun contrôle sanitaire sur les compositions, le respect des conditions de conservation ou l’état de santé des vendeurs.

Dans les quartiers pauvres comme riches, les alimentations poussent comme des champignons, constituant autant de nids de cafard et de repères de rats et de souris. Les garages des maisons, y compris dans des zones huppés sont transformés en bazars de vente de matériels de récupération à l’état douteux communément appelés « venant d’Europe » Ils sont en concurrence avec des conteneurs et dépôts sauvages qui favorisent la reproduction de bestioles.

Comment dans un tel environnement, pourrait ton être à l’abri d’un risque majeur sanitaire ? Mais surtout le pays est-il assez résilient (préparé) pour y faire face ? Certainement pas.
Un autre risque majeur sanitaire non moins inquiétant est que le marché dakarois pourrait être envahi par des légumes arrosés avec de l’eau récupérée de fosses septiques que des camions de vidange revendent à des exploitants peu scrupuleux. Dans quel monde somme-nous ?

A Reubeus et Colobane, des récupérateurs manipulent, sans le savoir, du matériel contenant des éléments radioactifs, fut-il à faible dose, s’exposant ainsi à plus ou moins long terme, à des maladies graves. Le souvenir du plomb dans le sinistre quartier de Ngagne Diop reste frais dans les mémoires.

En campagne, c’est le recyclage de sac ayant contenu à l’origine des matières toxiques qui menace la santé des populations et du bétail. 
De l’eau micro conditionnée (sachet) à la qualité douteuse est écoulée à grande échelle sur le marché.

Pour minimiser les charges d’électricité, des grandes surfaces mettent à l’arrêt, le soir, leur système de climatisation favorisant ainsi le développement de bactéries du fait de la forte chaleur.
Des pâtisseries et restaurants reconditionnent pour le lendemain des produits supposés vendus toujours frais.

Les dépôts de certains restaurants et chaines de distribution de la place, faute d’entretien, ressemblent plus à des nids d’araignées et des trous de rats et de souris. 
Récemment au plus fort de la crise des œufs contaminés par le fipronil (insecticide), la France avait interdit la commercialisons de certaines pâtes. Au Sénégal, aucune mesure sanitaire n’avait été prise relativement à cette affaire malgré la présence de grandes enseignes françaises.

L’immeuble du ministère de le la Communication, évacué depuis plusieurs années du fait qu’il menace ruine, n’est toujours pas démoli. Il est toujours là, surplombant le ministère de l’intérieur. Alors qui mettrait en œuvre le plan Orsec le jour où l’édifice devait s’effondrer sur ce site plus que névralgique ? Certainement pas les fonctionnaires qui seraient en ce moment-là sous les décombres.

Le marché Sandaga qui devait lui aussi être démoli, continue d’être occupé à l’indifférence générale.
Mais plus grave, le centre de Dakar est envahi par des restaurants dont plusieurs stockent d’importantes quantités de gaz. Au même moment, à la prière du vendredi, toutes les voies qui mènent à la mosquée de la rue Blanchot sont obstruées par les fidèles. En cas de survenue de catastrophes, les Sapeurs pommiers interviendraient difficilement ; surtout qu’à cause de la proximité, le Gouverneur et le Préfet de Dakar, sensés coordonner les secours, prient d’habitude dans cette mosquée. Ce jour-là, Dieu ne saurait être responsable !

Par Papa Ousmane SECK
Formateur Rme, 
Membre de l’institut 
français des Formateurs risques majeurs 
et protection de l’environnement (Ifforme), 
président de l’Association urgence et développement (Aud) 
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La commune de Kolda abrite, depuis samedi et pour trois jours, un forum sur l’avenir de la ville de Kolda. Le forum organisé avec l’appui de l’Institut mondial pour « la croissance verte » a permis aux Koldois et à leur maire de réfléchir sur la réalisation du projet « Kolda ville verte »

La ville de Kolda va bientôt changer de physionomie. C’est du moins le souhait exprimé par le maire Abdoulaye Bibi Baldé, par ailleurs ministre de la Communication, qui présidait la cérémonie d’ouverture du forum sur l’avenir de Kolda « en ville verte » ouvert samedi dans la capitale du Fouladou. Il invite les participants à réfléchir sur l’avenir de leur cité en donnant leur point de vue personnel sur ce que devra être la ville de Kolda à l’horizon 2035. « L’objectif de ce forum est de mobiliser l’ensemble des acteurs au niveau local, notamment les services techniques, les associations, la société civile, les conseillers de quartier, la presse, l’Ard, bref, tous les acteurs locaux, pour réfléchir ensemble sur le projet « Kolda ville verte ». Ma vision est de faire de Kolda une ville dynamique, résiliente, intelligente et attrayante sur le plan touristique et environnemental », déclare-t-il. Il se réjouit du choix porté sur sa commune à faire partie des trois villes pilotes sélectionnées pour la phase teste de ce projet qui suscite un réel intérêt chez les Koldois. A en croire Abdoulaye Bibi Baldé, ce projet aura un impact réel sur le vécu quotidien des populations et transformera radicalement la physionomie de la commune en matière d’occupation du sol, du transport et de l’accès à l’énergie, à l’eau et à l’assainissement.

En effet, la réalisation de ce projet « Kolda ville verte » initié par l’Etat du Sénégal avec l’appui de Global « green growth Institute » permettra à la commune de Kolda d’être une ville économe en matière d’utilisation des ressources tout en minimisant la pollution de l’air et de l’environnement. Le conseiller sénior croissance verte du bureau (Ci) de l’Institut mondial pour la croissance verte (Global green growth Institute), Mamadou Konaté, explique le processus de mis en œuvre de ce projet. « Après le lancement, il y a tout un ensemble d’activités liées à la planification qui doit déboucher sur la formulation d’une stratégie. Dès que cette stratégie sera achevée, il y a aura une feuille de route qui va permettre de renforcer les capacités des principales parties prenantes, de formuler des projets bancables à partir d’études de faisabilité et d’aller sur le marché de la finance pour mobiliser les ressources », déclare-t-il. La commune de Kolda, le pôle urbain de Diamniadio et la cité religieuse de Tivaouane ont été choisis pour la phase pilote de ce projet.

Le Soleil

De nombreux citoyens ont répondu à l’appel de DJ Malick pour le nettoyage de la baie de Hann où s’entassaient des ordures à perte de vue.

Ils étaient près de 1000 personnes volontaires à se donner rendez-vous à la baie de Hann, jadis l’une des plus belles du monde, devenue un problème écologique aujourd’hui. Dans le but de rendre cet endroit son lustre d’antan, un premier pas a été réalisé grâce à DJ Malick, initiateur de cet événement.

Grâce aux appuis de nombreux partenaires, comme la mairie de Hann, des entreprises de la place et de l’Association Sénégal Propre, 9 camions, 4 tracteurs, des dizaines de brouettes, gans, des gilets et des chaussures ont été collectés pour faciliter la tâche. La présence de l’ancien international de football du Sénégal Khalilou Fadiga ou encore l’artiste Abdou Guité Seck, a donné à cette action citoyenne une dimension plus grande. Satisfait du résultat, Dj Malick promet de revenir sur les lieux avec plus de participants.

« On n’en a pas encore terminé avec cet endroit. Nous comptons y retourner avec entre 5000 ou 7000 personnes volontaires pour plus d’impact », promet Dj Malick qui multiplie les activités pour la protection de l’environnement. Après le parc zoologique de Hann et la plage de Yoff, cette équipe soucieuse de notre cadre de vie dénommée « Most Wanted team », s’attaque le 10 septembre prochain, au quartier de la Médina. Cette même opération de nettoyage public est prévue au marché « Bou bess », à Guédiawaye. Auparavant, « Most Wanted team » organise une journée de don de sang pour le Centre national de transfusion sanguine. « Most Wanted Team » est une association basé à Dakar et d’envergure internationale au sein de laquelle s’activent de diverses manières, des personnes vivant en France, aux Etats-Unis et dans d’autres pays. 

 

 

Verser de modestes sommes d'argent à de petits propriétaires forestiers dans les pays en développement pour les inciter à ne pas couper leurs arbres, voire en planter, peut contribuer à lutter contre le réchauffement climatique, démontre une expérience inédite en Afrique.

Cette étude menée en Ouganda et dont les résultats sont publiés jeudi dans la revue américaine Science, indique que ces petites incitations financières ont permis de réduire de moitié la déforestation, un problème affectant surtout les pays en développement avec de sérieuses conséquences sur les massifs forestiers, d'importants puits de carbone (CO2).
Vu que les montants versés sont assez faibles, payer les agriculteurs ougandais pour préserver et planter des arbres a été estimé de dix à cinquante fois plus avantageux que de nombreux programmes publics d'économie d'énergie aux États-Unis.

En Ouganda comme dans d'autres pays en développement, la réduction de la pauvreté et les efforts de conservation environnementale coïncident mais peuvent parfois être conflictuels.

Les forêts ougandaises sont l'habitat de chimpanzés en danger d'extinction. Mais entre 2005 et 2011, ce pays a connu l'un des taux de déforestation les plus élevés dans le monde avec une perte de couverture forestière de 2,7% par an.

Environ 70% des forêts se trouvent sur des terres privées, souvent possédées par des propriétaires pauvres qui ont tendance à couper des arbres à un taux même plus élevé.

Nettement moins coûteux

Le bois a une grande valeur pour le sciage et le charbon pour faire du feu. Enfin, un terrain déboisé peut devenir une terre de culture agricole, expliquent ces chercheurs.
«Nous nous concentrons le plus souvent dans nos programmes environnementaux pour combattre le changement climatique sur notre propre pays, ce qui est important, mais on oublie le grand potentiel des pays en développement», explique Seema Jayachandran, une économiste de l'université Northwestern qui a mené cette expérience avec Joost de Laat, un spécialiste de la pauvreté à l'ONG néerlandaise Porticus.

Il y a encore de nombreuses zones et régions dans le monde en développement qui peuvent être préservées. Et les mesures de préservation y sont nettement moins coûteuses pour obtenir des résultats comparables aux actions mises en oeuvre dans un pays riche, pointent ces économistes.

Pour tester cette idée, ils ont fait équipe avec l'ONG américaine «Innovations for Poverty Action» et l'organisation ougandaise pour la protection des chimpanzés «Sanctuary and Wildlife Conservation Trust» ainsi qu'avec des experts de l'université de Stanford en Californie.

Ils ont choisi au hasard la moitié d'un groupe de 121 villages ougandais où les propriétaires de terrains boisés se sont vus offrir l'équivalent de 28 dollars annuellement et par hectare de forêt sur leur terre laissée intacte et ce pendant deux ans.

3000 tonnes de CO2 de moins

Dans l'autre groupe de villages les habitants ont continué à gérer leur forêt comme d'habitude.

À la fin de l'expérience, des images satellites haute définition, capables pratiquement de montrer chaque arbre, ont permis de comparer les terrains des deux groupes de villages.

Les résultats ont été probants: chez ceux qui ont reçu de l'argent, il y avait 5,5 hectares de forêt de plus que dans le groupe de village témoin.

Cela équivaut à 3000 tonnes de CO2 de moins émis dans l'atmosphère et ce au coût de seulement 0,46 dollar par tonne pendant les deux ans de l'expérience.

En fait, les chercheurs ont découvert que ce programme avait attiré certains des propriétaires qui auraient autrement coupé le plus d'arbres.

«C'est la première étude expérimentale de ce type à montrer non seulement l'efficacité de cette approche mais aussi son faible coût», se félicite Annie Duflo, directrice de l'ONG «Innovations for Poverty Action».

Selon elle, cette expérience sera importante pour guider les futurs programmes de conservation dans les pays en développement «pour mieux combattre le changement climatique tout en préservant les habitats menacés et en aidant les agriculteurs pauvres».

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