samedi 19 janvier 2019

De nombreux citoyens ont répondu à l’appel de DJ Malick pour le nettoyage de la baie de Hann où s’entassaient des ordures à perte de vue.

Ils étaient près de 1000 personnes volontaires à se donner rendez-vous à la baie de Hann, jadis l’une des plus belles du monde, devenue un problème écologique aujourd’hui. Dans le but de rendre cet endroit son lustre d’antan, un premier pas a été réalisé grâce à DJ Malick, initiateur de cet événement.

Grâce aux appuis de nombreux partenaires, comme la mairie de Hann, des entreprises de la place et de l’Association Sénégal Propre, 9 camions, 4 tracteurs, des dizaines de brouettes, gans, des gilets et des chaussures ont été collectés pour faciliter la tâche. La présence de l’ancien international de football du Sénégal Khalilou Fadiga ou encore l’artiste Abdou Guité Seck, a donné à cette action citoyenne une dimension plus grande. Satisfait du résultat, Dj Malick promet de revenir sur les lieux avec plus de participants.

« On n’en a pas encore terminé avec cet endroit. Nous comptons y retourner avec entre 5000 ou 7000 personnes volontaires pour plus d’impact », promet Dj Malick qui multiplie les activités pour la protection de l’environnement. Après le parc zoologique de Hann et la plage de Yoff, cette équipe soucieuse de notre cadre de vie dénommée « Most Wanted team », s’attaque le 10 septembre prochain, au quartier de la Médina. Cette même opération de nettoyage public est prévue au marché « Bou bess », à Guédiawaye. Auparavant, « Most Wanted team » organise une journée de don de sang pour le Centre national de transfusion sanguine. « Most Wanted Team » est une association basé à Dakar et d’envergure internationale au sein de laquelle s’activent de diverses manières, des personnes vivant en France, aux Etats-Unis et dans d’autres pays. 

 

 

Verser de modestes sommes d'argent à de petits propriétaires forestiers dans les pays en développement pour les inciter à ne pas couper leurs arbres, voire en planter, peut contribuer à lutter contre le réchauffement climatique, démontre une expérience inédite en Afrique.

Cette étude menée en Ouganda et dont les résultats sont publiés jeudi dans la revue américaine Science, indique que ces petites incitations financières ont permis de réduire de moitié la déforestation, un problème affectant surtout les pays en développement avec de sérieuses conséquences sur les massifs forestiers, d'importants puits de carbone (CO2).
Vu que les montants versés sont assez faibles, payer les agriculteurs ougandais pour préserver et planter des arbres a été estimé de dix à cinquante fois plus avantageux que de nombreux programmes publics d'économie d'énergie aux États-Unis.

En Ouganda comme dans d'autres pays en développement, la réduction de la pauvreté et les efforts de conservation environnementale coïncident mais peuvent parfois être conflictuels.

Les forêts ougandaises sont l'habitat de chimpanzés en danger d'extinction. Mais entre 2005 et 2011, ce pays a connu l'un des taux de déforestation les plus élevés dans le monde avec une perte de couverture forestière de 2,7% par an.

Environ 70% des forêts se trouvent sur des terres privées, souvent possédées par des propriétaires pauvres qui ont tendance à couper des arbres à un taux même plus élevé.

Nettement moins coûteux

Le bois a une grande valeur pour le sciage et le charbon pour faire du feu. Enfin, un terrain déboisé peut devenir une terre de culture agricole, expliquent ces chercheurs.
«Nous nous concentrons le plus souvent dans nos programmes environnementaux pour combattre le changement climatique sur notre propre pays, ce qui est important, mais on oublie le grand potentiel des pays en développement», explique Seema Jayachandran, une économiste de l'université Northwestern qui a mené cette expérience avec Joost de Laat, un spécialiste de la pauvreté à l'ONG néerlandaise Porticus.

Il y a encore de nombreuses zones et régions dans le monde en développement qui peuvent être préservées. Et les mesures de préservation y sont nettement moins coûteuses pour obtenir des résultats comparables aux actions mises en oeuvre dans un pays riche, pointent ces économistes.

Pour tester cette idée, ils ont fait équipe avec l'ONG américaine «Innovations for Poverty Action» et l'organisation ougandaise pour la protection des chimpanzés «Sanctuary and Wildlife Conservation Trust» ainsi qu'avec des experts de l'université de Stanford en Californie.

Ils ont choisi au hasard la moitié d'un groupe de 121 villages ougandais où les propriétaires de terrains boisés se sont vus offrir l'équivalent de 28 dollars annuellement et par hectare de forêt sur leur terre laissée intacte et ce pendant deux ans.

3000 tonnes de CO2 de moins

Dans l'autre groupe de villages les habitants ont continué à gérer leur forêt comme d'habitude.

À la fin de l'expérience, des images satellites haute définition, capables pratiquement de montrer chaque arbre, ont permis de comparer les terrains des deux groupes de villages.

Les résultats ont été probants: chez ceux qui ont reçu de l'argent, il y avait 5,5 hectares de forêt de plus que dans le groupe de village témoin.

Cela équivaut à 3000 tonnes de CO2 de moins émis dans l'atmosphère et ce au coût de seulement 0,46 dollar par tonne pendant les deux ans de l'expérience.

En fait, les chercheurs ont découvert que ce programme avait attiré certains des propriétaires qui auraient autrement coupé le plus d'arbres.

«C'est la première étude expérimentale de ce type à montrer non seulement l'efficacité de cette approche mais aussi son faible coût», se félicite Annie Duflo, directrice de l'ONG «Innovations for Poverty Action».

Selon elle, cette expérience sera importante pour guider les futurs programmes de conservation dans les pays en développement «pour mieux combattre le changement climatique tout en préservant les habitats menacés et en aidant les agriculteurs pauvres».

Lapresse.ca

La liste « Naatal Sénégal ak Ali Haïdar », dirigée à Matam par Amadou Issa Kane, compte faire une participation honorable aux élections législatives du 30 juillet. Lors de la campagne électorale, les écologistes vont miser sur des caravanes et des visites de proximité dans la région de Matam.

Contact rédaction

Tél: 77 468 81 99 / 76 225 07 01
lejournaldedakar@gmail.com