lundi 18 mars 2019

Un froid inhabituel enveloppe depuis quelques jours le royaume chérifien, où d'importantes chutes de neige ont été enregistrées dans les régions montagneuses. Un dispositif anti-froid a été mis en place dans les zones les plus affectées.

« Les températures sont globalement en dessous de la normale, d’importantes chutes de neige ont touché le Haut-Atlas et le Moyen-Atlas, à partir de 900 mètres d’altitude, avec des températures pouvant descendre à -5°C », a indiqué lundi à l’AFP un responsable de la Météorologie nationale.

Dans l’intérieur du pays, plusieurs routes ont été coupées du fait de la neige, selon le ministère des Transports. Avec ses massifs montagneux habitués aux hivers très rigoureux, cette zone est la plus rudement affectée par la vague de froid qui sévit depuis vendredi.

« Les gens se retrouvent isolés, les routes sont coupées, les éleveurs ne peuvent plus nourrir le bétail », a déploré un habitant de Ben Smim, joint par l’AFP dans son village niché au pied du Moyen-Atlas.

Mobilisation gouvernementale

La mobilisation de « l’ensemble des secteurs gouvernementaux » a été décrétée par le ministère de l’Intérieur, qui a assuré que plus de 500 000 personnes bénéficieront d’un plan de lutte contre le froid (distribution de couvertures, de denrées alimentaires…). De son côté, la Fondation Mohammed V pour la solidarité a annoncé avoir déployé un programme « Opération grand froid » dans les régions montagneuses enclavées.

Le froid touche également, dans une moindre mesure, la côte atlantique. A Rabat, un orage de grêle s’est abattu sur la ville lundi. Une impressionnante trombe marine a été observée dimanche au large de la capitale administrative. Les pluies importantes sont accueillies avec un certain soulagement par les agriculteurs qui s’inquiétaient des risques de sécheresse.

En ce début d’année 2018, les températures sont en dessous des normales de saison dans divers points du globe.

 

La construction d’une dizaine de forages dans la zone des Niayes inquiète producteurs maraîchers et riverains. Menaces sur les productions horticoles et conséquences sociales sur le vécu des populations ont été brandies lors d’une journée de plaidoyers.

De Loumpoul à Potou en passant par Diender jusqu’à Gorom, les producteurs maraîchers de la zone des Niayes ont déserté leurs périmètres maraîchers pour tenir une journée d’alerte et de plaidoyer. Ce, face à la construction de 11 forages dans la zone de Diender, pour régler le problème d’eau qui secoue la capitale, Dakar. De leur avis, cela n’est pas sans conséquence sur leurs productions culturales.

«C’est l’avenir de cette zone agricole qui est aujourd’hui menacé avec la construction de ces forages. Les producteurs n’arrivent plus à avoir suffisamment d’eau depuis le début d’exploitation desdits forages», a fait remarquer Masséye Diongue, président de la Fédération des producteurs de la zone des Niayes.

«Les réserves d’eau restent un patrimoine national certes, mais si cette zone qui nourrit presque tous le Sénégal, ne dispose plus suffisamment d’eau, c’est la catastrophe. Il n’y a pas eu de concertations au préalable, encore moins d’études sérieuses», renchérit Mamady Kane.

Les populations estiment que cela ne fera qu’exacerber la migration vers la Libye. Sentiment partagé par les autres producteurs qui prédisent la mort de la filière horticole dans la zone des Niayes.

Pour eux, le chef de l’Etat n’est pas suffisamment informé de ce projet qui tue déjà les petits producteurs. Au delà de cette journée d’alerte et de plaidoyer, ces producteurs, regroupés autour d’un collectif, promettent de dérouler des actions pour contraindre les autorités à reconsidérer la construction et l’exploitation des forages.

L'Observateur

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La Société de métallurgie d’Afrique fait l’objet d’une mise en demeure du ministère de l’Environnement. Spécialisée dans la fabrication du fer de bâtiment et tenue par des Chinois, l’entreprise a deux petits mois pour se mettre en règle. A Sébikotane où l’usine demeure un mauvais payeur des taxes de patente, l’on ne souhaite pas sa fermeture, mais plutôt qu’elle se conforme aux normes environnementales et au respect de la législation du travail en vigueur au Sénégal.

Après plusieurs complaintes des travailleurs dont certains ont perdu la vie et d’autres été victimes de blessures graves, la Société de métallurgie d’Afrique (Someta) va bientôt fermer boutique. Après l’annonce récente du ministre de l’Environnement d’une usine mise en demeure pour non-respect des normes environnementales, les contrôleurs sont à pied d’œuvre.

Et les responsables de l‘entreprise n’ont que deux mois pour se conformer aux normes en vigueur. Venu présider la journée de dialogue et de concertation sur le budget participatif, le maire de Sébikotane a annoncé la nouvelle à ses administrés qui ne cessaient de vilipender l’entreprise. Une annonce bien accueillie par le Forum civil local qui, depuis le début de ses activités, n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme.

Toutefois, l’édile de Sébikotane dit souhaiter la poursuite des activités de cette usine, dans le respect des normes en vigueur au Sénégal. «Nous ne voulons pas sa fermeture, mais qu’elle se conforme aux normes environnementale et paye aussi régulièrement sa patente», confie Abdoulaye Lô.

Au sein de cette usine implantée à Sébikotane, les travailleurs ne cessent de décrier leurs difficiles conditions d’exercice et le non-respect de la législation de travail. Deux d’entre eux ont trouvé la mort dans cette usine où la règle est devenue ; «Travaille ou dégage.»

Aujourd’hui, sa fermeture est imminente, à quelques jours de la date butoir de la mise en demeure servie par le ministère de l’Environnement. Déjà, les travailleurs s’organisent pour le respect de leurs droits.

L'Observateur

Les populations de Foundiougne auront droit à une eau potable de manière continue dans les prochains jours. Le gouverneur a instruit le déploiement de l’unité de traitement de Fimela dans cette localité. Le transfert d’eau à partir d’un forage construit par le Pudc à Passy-Bitéyèle et la réalisation d’un nouveau forage dans ce village pour alimenter Foundiougne sont sur la table. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers la Sones, va engager la réalisation d’une station de défluoration.

L’approche est holistique. La recherche de solutions à l’amélioration de la qualité de l’eau n’est pas imposée. Le gouverneur de la région de Fatick, Souleymane Ciss, le directeur général de la Sones et le directeur général de la Sde ont exposé aux bénéficiaires les options de résolution des teneurs élevées en sel et en chlorure. La séance est une séquence de libération de la parole.

Les habitants ont puisé au fond de leur cœur soit pour raconter leur souffrance, soit pour reconnaître la volonté des autorités de satisfaire une vieille doléance. « Personne ne boit l’eau de Foundiougne ni ne s’en sert pour se laver ou faire de la lessive. Malgré tout, vous avez trouvé des personnes sereines prêtes à échanger avec vous. Cela a été possible grâce au travail de l’administration », a souligné Mame Balla Guèye, habitant de Foundiougne.

S’ensuivent d’autres témoignages. Leur point commun : la dégradation de la qualité de l’eau consommée. Au fil des années, les concentrations en sel et en chlorure ont augmenté, privant les habitants de la ressource vitale. « La nappe a beaucoup d’eau. Mais, celle-ci a une forte teneur en sel et en chlorure. L’eau du premier forage, construit en 1952, n’est plus propre à la consommation. C’est pour cela que l’Etat a construit un deuxième forage réceptionné en janvier 2016 et qui, après des mois de fonctionnement, a aussi une eau très chargée en sel », a rapporté Saliou Ngom, ingénieur hydrogéologue à la Sones. Le tableau des analyses laisse apparaître des concentrations de 646,6 mg/l en 2011 et 660,3 mg/l à la date du 1er décembre 2011 et 639 mg/l le 1er juin 2013.

La différence est plus nette en 2017. La concentration est de 1050,8 mg/l et 1114,7 mg/l en 2017 à la date du 1er juillet 2017. L’augmentation des charges est à la limite du tolérable. Il faut des alternatives. Les responsables des services ont plusieurs solutions. Toutes les options ont été mises sur la table avec les mesures urgentes à court terme et à long terme. « Il y a eu une dégradation subite de la qualité de l’eau. La Sones et la Sde viennent s’enquérir de cette situation. Nous allons mettre en œuvre des solutions urgentes. Les populations ont demandé l’augmentation des camions citernes. Nous en avons actuellement trois. Nous allons déployer deux autres camions et, avec les populations, nous allons organiser leur gestion », a laissé entendre le directeur général de la Sde, Abdoul Ball. Comme la plupart des îles et presqu’îles du Sénégal, Foundiougne est assis sur une nappe productive affectée par l’intrusion de la langue salée. Les techniciens écartent toute probabilité de tomber sur une source d’eau potable. Le transfert est une option qui coule de source pour la Sones et la Sde. « Nous avons identifié des pistes de mini-transferts depuis le village de Fass-Bitéyèle qui est à quelques kilomètres et où le Pudc a construit un forage pour alimenter Mbame, localité située à moins de cinq km de Foundiougne », a expliqué le directeur général de la Sones, Charles Fall.

Une usine de traitement programmée
En plus de cet ouvrage, la réalisation d’un autre forage à Fass-Bitéyèle est sur la table. « Nous envisageons également un second forage à Fass-Bitéyèle. Nous allons poser une conduite qui viendra alimenter la localité de Foundiougne », a informé M. Fall. Aussi, l’acquisition d’une unité de défluoration est à l’étude. Au juste, le gouverneur de la région de Fatick a instruit les services déconcentrés à voir les possibilités de déployer l’unité de traitement installée à Fimela qui, jusqu’ici, n’est pas utilisée. Mieux, la ville de Foundiougne sera inscrite sur la carte de traitement de l’eau pour la consommation humaine et pour les autres usages. La construction d’une usine de traitement est programmée. Le coût de l’étude est inscrit dans l’exercice budgétaire 2017.

« Notre solution à long terme, c’est la construction d’une station de défluoration à l’image de ce que nous sommes en train de faire à Koungheul, Fatick et Kaolack. Ce projet sera étudié en 2018 et les travaux exécutés courant 2019. Ce sont ces solutions qui seront mises en œuvre. Le but est de sécuriser l’approvisionnement en eau de Foundiougne », a insisté le directeur général de la Sones. L’espoir de boire une eau potable est permis à Foundiougne où les notables et le maire ont salué l’approche holistique de recherche de réponses viables à la dégradation de la qualité de l’eau.

Le Soleil

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