vendredi , 21 février 2020
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CREI : Abdoul Mbaye reprécise sa pensée

Abdou Mbaye est revenu sur ses propos sur la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Un des éléments de stratégie et de politiques inscrites dans le PROACT.

Pour le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT), ce programme exposé au congrès de septembre 2017 est clair sur la nécessité d’une stratégie ferme de prévention et de lutte contre la corruption, les abus, les gaspillages et la fraude.

“Bien évidemment l’ACT rejette toute manipulation de la CREI allant dans le sens de l’élimination d’adversaires politiques en la rendant sélective dans ses poursuites engagées, et considère nécessaire d’enrichir le dispositif de la CREI en offrant au justiciable la possibilité d’un recours. Cette déclaration a lieu dans un contexte où au sein même du camp présidentiel et du parti au pouvoir de nombreuses accusations et insinuations à peine voilées, font état de manipulations frauduleuses à propos des gros investissements… “

La cellule de communication du parti de poursuivre : “Le pouvoir apériste n’a pas pu tirer les leçons du passé et de l’histoire de politiques qui ont déjà échoué en dépit des dénonciations de nombreux citoyens qui aujourd’hui tendent établir l’existence de stratégies de caisses noires déguisées pour financer les alliés militants. Une initiative comme la DER n’a rien de nouveau et a été expérimentée au Sénégal sous les appellations de Délégation à l’emploi, de Commissariat à l’emploi, d’opérations maitrisard, de Fonds National à l’Emploi avec comme résultats de très faibles taux de succès et des milliards dans le vent dont on ne connaîtra plus la véritable histoire. Cette propension à dilapider les fonds continue sous de multiples aspects : présomptions d’emplois fictifs avec ces étranges organigrammes de l’Etat. ACT attire aussi l’attention que ces initiatives corruptogènes en cas de changement et d’alternance feront l’objet dévaluation sous les formes appropriées : audits, investigations, évaluations, selon les cas.”

Selon les camarades de l’ancien Premier ministre, “si les gros investissements sont nécessaires, ils peuvent aussi être une source de corruption élevée très peu investiguée dans un environnement de contrôle délibérément affaibli comme celui qui existe aujourd’hui au Sénégal attesté par l’affaiblissement et le manque patent d’indépendance des corps de contrôle ; la non-exploitation des conclusions issues de leurs rapports ou dans le meilleur des cas le traitement différencié et injuste des recommandations à la tête des clients du parti (transhumants, laudateurs ou autres catégories de politiciens professionnels) ; l’inexistence d’un leadership au sommet qui promeut à haute voix l’intégrité, la méritocratie, la transparence, l’éthique.”

Cette déclaration du patron sur la CREI appelle les Sénégalais à soutenir une vraie politique de changement dont l’une des manifestations est la prévention et la lutte avérée et au quotidien contre le patronage, la corruption, les abus, les gaspillages et la fraude dont l’effectivité doit se vérifier au quotidien par l’engagement du leader au sommet, par la capacité des inspecteurs, des contrôleurs, enquêteurs et auditeurs d’Etat à exercer leurs missions au quotidien, mais surtout les résultats accumulés dans ce domaine mesurables à travers des indicateurs de performance que l’ACT entend formaliser, le moment venu.

Et elle n’est ainsi qu’une faible partie du PROACT qui ouvre de nouvelles perspectives rares et uniques.

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