lundi , 20 janvier 2020
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Irak : attaques contre deux bases abritant des soldats américains

Des tirs de roquettes ont visés dans la nuit du 7 au 8 janvier les bases irakiennes d’Aïn al-Assad et d’Erbil où sont postés des soldats américains.

Au moins dix roquettes se sont abattues cette nuit sur la base aérienne d’Aïn al-Assad, située dans l’ouest désertique irakien, où sont postés des soldats américains. Aucun bilan n’a pour l’instant été communiqué.

Ces frappes, survenues en trois vagues, ont été menées avec « des dizaines de missiles », précisent les Gardiens de la révolution iraniens qui menacent de « réponses encore plus dévastatrices » en cas de riposte américaine, écrit PressTV, la chaîne d’information iranienne en anglais, sur son compte Twitter.

Mais selon le Pentagone, ce sont deux bases qui ont été visées : celle d’Aïn al-Assad et celle d’Erbil, dans le Kurdistan irakien. « Plus d’une douzaine de missiles » ont été tirés par l’Iran contre deux bases utilisées par l’armée américaine, rapporte le ministère américaine de la Défense qui annonce être en train de conduire une « évaluation préliminaire des dégâts » et d’évaluer sa « réponse » à l’attaque.

Aïn al-Assad est située à environ 230 kilomètres à l’ouest de Bagdad. C’est sur cette même base que le président Donald Trump s’était rendu lors de sa visite aux troupes américaines basées en Irak en décembre 2018. « Nous sommes au courant des informations concernant des attaques contres des installations américaines en Irak. Le président a été informé, suit la situation de près et consulte son équipe de sécurité nationale », a indiqué Stephanie Grisham, porte-parole de la Maison Blanche.

Cette attaque survient quatre jours après l’assassinat du général Qassem Soleimani, architecte de la puissance iranienne au Moyen-Orient, par une frappe de drone américaine à Bagdad. Le Guide suprême iranien Ali Khamenei avait immédiatement annoncé une « vengeance implacable » contre les « criminels » ayant tué le général. Depuis, les menaces se multipliaient de part et d’autre et le monde entier redoute une déflagration.

Plusieurs Etats membres de la coalition ont déjà retiré des soldats, par craintes de nouvelles attaques.

Rfi

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