lundi , 11 novembre 2019
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Portrait : Krépin Diatta, le Sénégal au cœur

Le Sénégal à la Belgique en passant par la Norvège, Francefootball.fr vous raconte l’itinéraire de Krépin Diatta. Jeune lion de 20 ans, finaliste de la CAN l’été dernier, le Brugeois, passionné par son sport, est resté tant attaché à sa patrie. Mais aujourd’hui, son destin semble tracé pour briller en Europe.

«Avant qu’il ne sache marcher. Quand il voyait des gens jouer au football, il pleurait. Il demandait qu’on lui donne le ballon. Et il le prenait dans ses mains. Ce n’est pas un hasard s’il est devenu un footballeur.» 

L’histoire et l’itinéraire de Krépin Diatta, né le 25 février 1999, démarrent au sud du Sénégal. Sur la côte ouest de l’Afrique, dans la région de Ziguinchor et dans le village pas vraiment aisé d’Oussouye, non loin de l’océan Atlantique. Et comme s’en souvient encore Yvon, son grand frère, le petit Krépin fait très vite connaissance avec le ballon rond. Une mère au foyer, un père enseignant. Ce dernier avait d’ailleurs d’autres ambitions pour son fils : «Il a essayé de le motiver à suivre ses traces, explique encore Yvon Diatta. Il voulait qu’il réussisse dans les études, comme lui.» «Les gens du sud du pays sont réputés pour être assez rigoureux sur l’éducation, détaille Thierno Seydi, agent de Krépin Diatta. J’ai l’impression qu’il porte à lui seul sur ses épaules le destin de toute une famille. Quand tu vois l’entourage familial, tu comprends que c’est un garçon équilibré.»

Le père souhaite donc que son garçon continue son apprentissage à l’école, mais devant le rechignement de celui-ci à apprendre ses leçons, Krépin est carrément privé d’entraînement et de football. Un crève-cœur, lui qui ne vivait finalement que pour ça, ou presque. «Il jouait avec des sandales déchirées, poursuit Yvon. Il a débuté sa carrière comme ça. On n’avait pas les moyens pour le mettre dans de bonnes conditions. Il n’avait pas de maillot qu’il fallait pour aller aux entraînements.»

Les parents cèdent. Décision est prise de confier son destin à un entraîneur local, surnommé Briegel. «On lui a dit de le prendre comme son fils, il avait huit ans», rembobine Yvon Diatta. «Il restait chez moi tard, le père venait le chercher parce qu’il devait aller à l’école le lendemain, raconte Briegel. Je suis allé voir ses parents en leur disant que j’allais le surveiller. Il avait un talent à l’état brut, à surveiller de près.» À l’école de football de Ziguinchor, Krépin Diatta commence déjà à faire parler de lui par sa technique. «En cadet, je me rappelle d’un match. Il avait dribblé tout le monde avant de faire une passe décisive à son numéro 9, qui a manqué le tir, prolonge Briegel. Krépin a pleuré du stade à la maison car on a été éliminés. Il aimait tellement le football…»

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