dimanche , 8 décembre 2019
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La durabilité de la filière du coton est indispensable au développement rural (FAO)

Il est essentiel de gérer les politiques commerciales et les risques associés au climat pour pouvoir soutenir les 25 millions d’agriculteurs qui cultivent du coton. C’est ce qu’ont reconnu les experts rassemblés lors de la Journée mondiale du coton célébrée au siège de l’Organisation mondiale du Commerce, à Genève.

« Le coton représente tellement plus qu’un simple produit: il s’agit d’une culture, d’une façon de vivre et d’une tradition qui trouve ses racines au cœur de la civilisation humaine. Le coton fournit des emplois et des revenus pour certaines des populations vivant dans les zones rurales les plus pauvres et les plus isolées au monde », a informé Qu Dongyu, directeur général de la FAO.

La célébration de cette Journée fait suite à une initiative des pays du C-4 – le Bénin, le Burkina Faso, le Tchad et le Mali – et se déroule au siège de l’OMC en collaboration avec la FAO, la Conférence de l’ONU sur le commerce et le développement, ainsi que d’autres organisations.

« Il est essentiel que le secteur du coton réponde aux normes les plus strictes en matière de durabilité, et ce, à tous les stades de la chaîne de valeur», a ensuite relevé le DG de la FAO.

Les fibres naturelles représentent une opportunité

M. Qu s’exprimait à l’occasion d’un événement parallèle organisé par la FAO en vue de discuter des tendances du marché et des tendances politiques liées au secteur du coton, dont le chiffre d’affaire annuel s’élève à près de 50 milliards de dollars avec une production estimée à 25 millions de tonnes dans 75 pays. Le commerce international de coton est estimé aux alentours de 18 milliards de dollars chaque année.

Le coton est une source importante de moyens d’existence et de revenus pour de nombreux petits exploitants agricoles et d’ouvriers dans les pays en développement. Dans de nombreuses régions, le coton représente l’unique activité économique accessible aux ménages ruraux et aux communautés et le secteur bénéficie à plus de 100 millions de familles à travers le monde.

Par exemple, les revenus liés à l’exportation de coton permettent de financer 50 pour cent des factures des importations alimentaires au Mali. Ce chiffre s’élève à 22,5 pour cent en ce qui concerne le Tchad.

Au Burkina Faso, ces revenus permettent également de compenser le coût des importations alimentaires.

La discussion a notamment porté sur les meilleures manières d’appréhender les opportunités offertes par la hausse de la demande pour les fibres naturelles ces dernières années, conséquence d’une tendance du marché s’orientant vers davantage de durabilité. Malgré cela, la part de marché des fibres naturelles diminue en raison d’une forte demande pour les fibres synthétiques, et plus particulièrement pour le polyester.

De plus, il existe des risques exogènes en raison du changement climatique.

La FAO offre depuis longtemps un soutien technique et politique aux pays en développement afin de stimuler leur productivité et de créer davantage d’opportunités dans la chaîne de valeur du coton.

Il est nécessaire d’accroître la productivité et les investissements et de faire en sorte que l’innovation et les normes durables contribuent à augmenter les bénéfices dans le secteur du coton.

Le secteur du coton – la Chine et l’Inde en sont les plus importants producteurs et le Brésil est le deuxième exportateur après les Etats-Unis – a également tiré du profit de la coopération Sud-Sud.

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