vendredi 26 avril 2019

Jadis acteur de premier plan dans la mobilisation des ressources de lEtat, le Trésor public, point dorgue de toute action de recouvrement des créances de lEtat et de ses démembrements en sa qualité de gardien des deniers et valeurs, connait actuellement de nombreux dysfonctionnements assimilables à de graves entraves relativement à lexécution des tâches qui lui sont confiées.

Le Syndicat unique des travailleurs du Trésor (SUTT) attire lattention de lautorité sur  les effets négatifs que pourrait induire un ralentissement des activités du fait de loccupation de postes de directions stratégiques par des collègues nommés ailleurs ou admis à faire valoir leur droit à la retraite.

Même s’il salue la réforme entamée par la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) est actuellement engagée  dans  un  vaste  chantier  de  réformes - allégement des produres, inscription de ses services dans un processus de certification, adoption des pratiques les plus modernes en matière de gestion de la trésorerie, modernisation de la gestion du secteur parapublic - limpact négatif dune telle situation synonyme de retard dans latteinte des engagements souscrits et dune qualité de service public qui sera de ce fait fort peu appréciable.

Le syndicat aussi déploré des conditions matérielles et de travail incommodes, linsécurité au niveau des postes comptables et l’absence de volonté de libérer les crédits liés à la réalisation du PDSAT. Le fragile emploi des contractuels et journaliers et les affectations intempestives d’agents sont en même temps pointés du doigt.

Fort de ce qui précède, le SUTT demande aux autorités la prise de mesures permettant de garantir la sécurité nécessaire dans les services du Trésor à Dakar et dans les région; le relèvement de lindemnité versée aux caissiers ; la revue du système daffectation dagents à la DGCPT et le recrutement dans la fonction publique des agents journaliers et contractuel; la livraison des services du Trésor en chantier depuis plusieurs années et la rénovation de ceux en état de délabrement ; le respect des engagements du MEFP pris dans le cadre du contrat de performance et la mise à disposition des crédits budgétaires prévus à cet effet ; la fin des cumuls de postes que rien ne justifie ; la  nomination aux postes laissés  vacants par  des collègues partis à  la retraite ou nommés ailleurs ; la révision du régime de responsabilité des comptables publics. Il n’exclut pas de prendre ses responsabilités si la situation n’évolue pas. D’ailleurs, le dépôt dun préavis de grève et dun sit-in ne sont pas écartés.

Interpellé à ce propos par Hélène Tine, à l’Assemblée nationale, le ministre des Finances a renvoyé à la problématique de la réforme du système de rémunération. Insistant sur l’équité en termes de répartition des revenus, Amadou Ba admet que des instructions très claires ont été données à la Direction générale des Impôts et des Domaines parce que l’administration est tenue d’appliquer les décisions de justice. Il faudra, selon lui, revoir le mode de répartition qui commence à poser des problèmes au niveau des administrations financières. Son équipe veille à réformer le mode de rémunération au niveau des différents services de son département et au niveau de l’Etat.

Le budget du Sénégal pour l’année 2018 sera d’un peu plus de 3720 milliards FCfa. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, dans la soirée du jeudi 29 juin, a révélé ce chiffre durant le débat d’orientation budgétaire, à l’Assemblée nationale.  

Les recettes de 2016 ont augmenté de 15%, soit de 2026,1 milliards en 2015 à 2334,6 milliards. En 2016, il y a eu 58 conventions de financement. Depuis la tenue du Groupe consultatif de Paris (France), 198 conventions ont été signées. Pour un montant total de 3486 milliards dont un peu de 10% à titre de subvention.

En mois de cinq mois, 1074,1 milliards de recettes budgétaires ont été recouvrées. Une situation qui s’explique par le dynamisme de l’économie devrait se consolider par un taux de croissance du PIB réel projeté à 7%, contre 6,8% en 2017. Compte non tenu, selon le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, des ressources naturelles (gaz et pétrole).

 

Le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), plaident pour une labellisation.

La mise en place de ces produits « made in Sénégal » a fait l’objet d’un atelier ce jeudi. Car la vulgarisation des bonnes pratiques est le meilleur moyen d’exploiter des produits halieutiques.

D’après le Directeur des Industries de transformation de la pêche, Diène Ndiaye, c’est le meilleur moyen de booster le secteur et d’apporter de la croissance. Le Sénégal pourra sauvegarder l’agrément national à l’exportation si les programmes d’investissement structurants, la professionnalisation des métiers de la transformation et du mareyage et un renforcement des capacités sont mis en œuvre.

 


Le président de la République Macky Sall s’est rendu aujourd’hui à Saint-Louis. Une occasion pour rencontrer les nombreux pêcheurs de cette région rapatriés de la Mauritanie. Mieux, le chef de l’Etat a mis la main dans la poche pour apporter une aide considérable à ses pères de familles. Ainsi, une enveloppe d’un montant d’un peu plus d’un milliard Fcfa. Aussi, Macky Sall a-t-il remis un lot de 460 moteurs aux plus de 600 familles de Nuet Ndar. Toujours dans le lot des bonnes nouvelles, Macky Sall a annoncé que le projet de dragage et de balisage de la brèche est prévu pour le prochain budget de l’état pour un montant total de 15 milliards Cfa.

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