mercredi 16 janvier 2019

Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur a jeté son grain de sel dans la délocalisation du séminaire Cesti-Oxfam en raison d’un invité particulier : Ousmane Sonko, ex inspecteur des Impôts, leader du parti Pastef, tête de liste nationale de la coalition Ndawi Askan Wi pour les élections législatives du 30 juillet 2017.

Le vendredi 30 juin, dans une lettre adressée à Madame la Directrice du Centre d’Études des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI), le Recteur et Président de l’Assemblée de l’Université Cheikh Anta Diop a interdit la tenue du séminaire-bilan du projet «Médias et Bonne gouvernance» initié depuis 2013 par le CESTI et l’ONG Oxfam.
L’argument avancé par le Recteur pour interdire la tenue de cette manifestation est que « l’UCAD, dans le contexte actuel, ne peut accueillir un débat sur les hydrocarbures et les finances publiques ». Selon le syndicat, « non content d’avoir interdit le séminaire, le Recteur a posté, dans la matinée du 1er juillet 2017, au CESTI, plusieurs dizaines de vigiles afin d’empêcher la tenue de la rencontre en cas de désobéissance. Une seconde et malheureuse décision qui pouvait déboucher sur des affrontements n’eût été la lucidité de la direction, qui a accepté de délocaliser la manifestation au Centre de Bopp. »
Le SAES rappelle au Recteur Ibrahima Thioub qu’à l’Université, seule doit primer la force de l’argument sur l’argument de la force. Et que par cette décision liberticide, il a violé allègrement la loi n° 94-79 du 24 novembre 1994 relative aux franchises et libertés universitaires. L’Université est un espace de liberté, d’échanges et de débats. Toutes les questions y sont recevables et discutables dans le strict respect de l’objectivité et de la tolérance.
Le Syndicat Autonome de l'Enseignement Supérieur condamne fermement cette décision, appelle l’État à veiller à ce que pareil forfait ne se reproduise et ne remette en cause la paix dans l’espace universitaire et demande à tous ses militants de rester vigilants et de se mobiliser pour la préservation des libertés académiques, fruits d’un long combat.

Cette année, les épreuves du baccalauréat général ont réussi un sacré coup. Avec des fuites aux épreuves de Français, d'Histoire et de Géographie. Alors que les candidats devaient composer le Français, les autorités en charge de l'examen ont été informés de fuites. Ce qui a justifié l'annulation de la composition de Français.

Babou Diakham, Directeur de l’Office du Bac a fait face à la presse pour confirmer les fuites dans les épreuves de Français, d'Histoire et de Géographie ainsi que de leur annulation. Aussi, a-t-il informé que les épreuves de Français seront reprises le lundi 10 juillet prochain. De même, pour les épreuves d'Histoire et de Géographie. Pour les épreuves de mathématiques, il a nié toute fuite.

Déchu de son fauteuil de Pca de l’hôpital régional de Thiès au profit du maire Talla Sylla qui sera installé aujourd’hui, Idrissa Seck compte saisir la Cour suprême pour être rétabli dans ses droits.

Idrissa Seck n’est plus le président du Conseil d’Administration de l’hôpital régional Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès.

Mais voyant cette décision du ministre de la Santé et de l’Action sociale comme un coup de Jarnac à cause de son opposition à Macky Sall, le président du Conseil départemental de la ville ne perd pas de temps pour contre-attaquer cette conséquence de l’Acte 3 de la décentralisation.

L’ancien Premier ministre de Wade ne compte pas laisser passer cette violation de l’article 4 de la loi n°98-12 du 2 mars 1998. Il va saisir la Cour Suprême pour invalider la désignation du maire de la ville, Talla Sylla comme Pca de l’hôpital régional.

L’entourage du président de Rewmi crie à l’injustice et annonce qu'il était le seul à ne pas avoir reçu la lettre lui demandant de faire des propositions de personnes ressources pour le Conseil d’administration de l’hôpital de Thiès alors que les autres présidents des Conseils départementaux du Sénégal l'avaient déjà reçu leurs demandes de propositions.

Idrissa Seck aurait alors saisi Eva Marie Coll Seck et le gouverneur de la région de Thiès, Amadou Sy pour les informer de cette siutation . Mais ses correspondances seraient restées sans suite jusqu’à hier lorsqu’il a reçu une lettre d’invitation pour l’installation des membres du Conseil d’administration. La balle sera bientôt dans le camp de la Cour suprême.

 

 

Après ses critiques sur le gaz et le pétrole, l'ancien Premier ministre Abdoul Mbaye s'attaque au problème des routes au Sénégal. Et c'est pour fustiger l'attitude du régime en place dans ce domaine.

« Le Président de la République a prévenu : la période de la campagne des élections législatives sera l’occasion de procéder à des inaugurations de projets réalisés sous son magistère. Cette posture, que certains jugent peu honorable, lui a au moins permis de démarrer pour sa coalition la campagne avant son ouverture officielle. Gageons qu’il ne subira pas de réprimande de la part du CNRA. Cela reste une question de stature et d’éthique, de faiblesse de la démocratie sénégalaise entretenue par ceux qui devraient en être les gardiens. Une visite prochaine annoncée à Kaolack sera l’occasion d’inaugurer la route Fatick-Kaolack. Sa première réalisation fut un gros scandale et le contribuable sénégalais la paie une seconde fois. On rate ainsi une bonne occasion de se montrer discret sur cette triste et sale affaire, car s’il est normal qu’un régime réalise des routes, il l’est encore davantage qu’il répare celles qui ont été mal construites. S’en glorifier manque d’élégance. Ce que, par contre, un régime au pouvoir pourrait célébrer - si célébration, il doit y avoir - c’est le bon rapport qualité/prix des projets qu’il réalise ou engage par rapport aux normes internationales et à ses propres réalisations antérieures. Nous attendons donc de Monsieur le Président de la République qu’il éclaire son peuple sur les faits suivants : Pourquoi envisager d’inaugurer une route inachevée ? Si la route Fatick-Kaolack est considérée comme achevée et réceptionnée, pourquoi s’est-elle arrêtée à Sing-Sing et non devant la mairie de Kaolack comme le prévoit le marché ? Combien de milliards auraient ainsi été payés, non réalisés, et au profit de qui ? Enfin quel est le coût payé pour chaque kilomètre de cette route en rapport avec son coût antérieur et celui des autres routes financées sur appel d’offres international ? Ne pas obtenir de réponses aux questions que j’ai pris l’habitude de poser ne me découragera pas. D’autres concernant le pétrole et le gaz du Sénégal ont précédé celles ci. Les silences sont d’ailleurs également réponses. Les problématiques posées resteront cependant des sujets essentiels pour les commissions d’enquête qui seront mises en place dans le futur par une Assemblée Nationale redevenue chambre des citoyens, et se souciant des intérêts de la Nation sénégalaise. C’est cela que notre vieille démocratie mérite. »

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