add share buttonsSoftshare button powered by web designing, website development company in India & developed by Bijo John : freelance website development, web designer

Tortures au premier couvre-feu : « Un triste attentat à la dignité (Y’en a Marre)

Le mouvement Y’en a Marre a commenté le premier jour de couvre-feu, magnifiant en prime l’adhésion de la grande majorité des Sénégalais.

Il n’empêche, Aliou Sané et Cie ont remarqué des manquements avec certains citoyens qui sont restés dans les rues en dehors des heures indiquées – entre 20 du soir et du 6h du matin.

« Cela a occasionné une utilisation illicite de la torture par les forces de l’ordre. Des populations femmes et jeunes même du troisième âge ont été battues malmenées, humiliées…. un triste attentat à la dignité humaine exécuté par ceux qui sont censés faire respecter la loi. On attendait des forces de l’ordre, en ce premier jour d’état d’urgence beaucoup de pédagogie, d’empathie pour sensibiliser les récalcitrants et les ramener à l’ordre. Encore que les Sénégalais vivent pour la plus part leur première expérience d’état d’urgence », ont-ils avancé.

« Nul part dans la loi organisant le couvre feu, le pouvoir n’est donné aux forces de l’ordre de tabasser les personnes qui ne respecteraient pas la mesure »

Une occasion pour condamner avec rigueur cette violence et exhorter les autorités à mettre un « terme aux actes de violence extrême exercés par les forces de l’ordre ». Car pour eux, rien ne peut justifier de telles pratiques : « Les images qu’elles renvoient au monde n’honorent pas le Sénégal et continuent de justifier des stéréotypes de l’africain qui connaît que le bâton. Nul part dans la loi organisant le couvre feu, le pouvoir n’est donné aux forces de l’ordre de tabasser les personnes qui ne respecteraient pas la mesure. L’article 21 de la loi 69-29 ne parle que d’amende allant de 20 mille à 500 000 frs et emprisonnement de 2 mois à 2 ans. L’État d’urgence ne donne aucun droit de bafouer les règles élémentaires de la démocratie et surtout du respect de la dignité humaine. »

Selon ce mouvement qui participe à l’effort de sensibilisation, « si l’on accepte aujourd’hui que les lois soient appliquées n’importe, comment sous prétexte de pandémie du Coronavirus, l’on ouvre la boite de pandore ». « La loi c’est la loi, les principes démocratiques restent les mêmes », a ajouté Y’en a Marre avant d’exhorter tout de même les citoyens à respecter les mesures prises par les autorités dans le cadre de cette croisade contre le COVID19.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *