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Une Fondation va faire du Sénégal une vitrine de l’élimination du Paludisme

L’université Cheikh Anta Diop de Dakar, de concert avec le Programme national de lutte contre le Paludisme, a procédé ce mardi 18 février, au lancement d’un projet qui porte sur l’utilisation des données génomiques pour le contrôle des données épidémiologiques pour l’élimination du Palu.

Ce programme est financé par la Fondation Bill & Melinda Gates pour une période de trois ans. Il permettra à l’UCAD, avec l’université de Havard (USA), de faire du Sénégal une vitrine de l’élimination de la maladie d’ici à 2030.

2 à 3% de prévalence 

Pour le professeur Daouda Ndiaye, chef du département de parasitologie de l’UCAD, ce financement va appuyer des actions innovantes – la génomique. Ce qui viendra en appoint à  l’utilisation des moustiquaires à grande échelle, le traitement avec les CTA, la chimiothérapie du paludisme saisonnier…

Pour le choix du pays de la Téranga ? « La Fondation a privilégié le Sénégal par rapport à la disponibilité du système avec d’excellents résultats depuis plus de 20 ans – 2 à 3% de prévalence, mais aussi pour l’engagement des chercheurs que nous sommes. Donc cela a été un travail et un indicateur majeur pour voir quels sont les pays qui sont vers l’élimination et ils ont compris que le programme a été accompagné par les chercheurs que nous étions pour arriver à ce résultat important. Et ils ont compris qu’au-delà des experts, des plateaux techniques, le Sénégal a fini de prouver en Afrique que l’UCAD regorge des meilleurs spécialistes et des meilleurs experts en Afrique, reconnus partout à travers le monde », développe le concepteur du test de diagnostic sur le paludisme dénommé «illumigene Malaria».

Le budget n’est pas encore défini. Bill & Melinda Gates ont juste accepté le principe d’aller vers l’élimination.

Faire de toutes les régions, des zones vertes 

Premier africain à occuper le poste de conseiller spécial à l’Université Harvard, Pr Ndiaye ajoute : « Aujourd’hui, on a deux grandes zones : Saint-Louis, Matam etc. et la zone sud. Où le Palu est toujours important en termes d’incidence et de prévalence. Et comme la zone nord est une zone de pré élimination, dans les plans stratégiques du programme, il s’agit de faire en sorte que toutes les régions du Sénégal soient des zones vertes, où la prévalence est inférieure à 5 pour 1000. Car on ne voudrait pas que les zones du nord qui sont pratiquement libérées soient contaminées. La génomique va nous permettre de dire demain que le Palu qu’on a vu à Richard-Toll provient du Nord ou du Sud. C’est ce qui permet de dire si les parasites ont voyagé ou pas. »

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