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Pourquoi les populations de Linguère, Podor, Matam, Kolda, Bakel… sont privées de château d’eau

Libération révélait que Gorgui Sow (Pdg de Gti), Moustapha Sané (ancien directeur de l’hydraulique), Mamadou Diokhané (ex-Dage) et Richard Tendeng qui s’occupait du projet de construction de forages au ministère de l’Hydraulique (devenu Eau et Assainissement) ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt, ce 23 janvier.

L’enquête de la Section de Recherches a révélé que 505.522.207 Fcfa ont été volés au contribuable sur la base de faux.

Le Pdg de Gti a, pour se tirer d’affaires, «balancé » les anciens directeurs de l’hydraulique et de l’administration générale.

Une inspection interne fait des découvertes fracassantes

L’affaire commence le 11 décembre 2018 lorsque Mansour Faye, alors ministre de l’Hydraulique et de l’assainissement, transmet un courrier, avec des révélations renversantes, à l’agent judiciaire de l’Etat, Antoine Diome.

Dans la missive, il explique que la société Générale des travaux et d’ingénierie (Gti) était attributaire d’un marché de travaux relatifs à la réalisation de 7 châteaux d’eau dans des localités rurales de Linguère, Matam, Podor, Kolda et Bakel. Il s’est trouvé que Gti, qui avait été intégralement payé pour un montant de 505.522.207 Fcfa, n’a pas respecté ses engagements. Mais il y avait pire.

L’inspection interne, commanditée par le ministère, a révélé des pratiques de faux mais aussi de détournement de deniers publics.

En effet, d’après le rapport, les procès-verbaux de réception, annonçant la fin des travaux, étaient faux. De plus, les certificats de paiement ne correspondaient pas aux dépenses effectivement faites sur les sites. En résumé, tout était du toc.

Le Pdg de Gti mouille l’ex-Dage et l’ancien directeur de l’hydraulique

Interrogé à la Sr, Gorgui Sow, Pdg de Gti, a confirmé qu’il a effectivement gagné, en 2016, le marché de réalisation de sept châteaux d’eau pour le compte du ministère de l’Hydraulique. Mais à la fin de l’année 2016, il dit avoir été convoqué par les directeurs de l’hydraulique et de l’administration générale de l’époque qui lui ont expliqué qu’en raison du risque de report budgétaire, ils allaient payer les 505.522.207 Fcfa pour éviter que l’argent ne tombe en fonds libres.

Par la suite, dit-il, les deux directeurs ont discuté avec les autres responsables du ministère de l’Hydraulique pour que les procès-verbaux de réception soient dressés. Tous les représentants du ministère et même de l’Etat, assure-t-il, ont signé les Pv.

Après cela, il soutient avoir continué les travaux au niveau des différents sites jusqu’en juillet 2018 quand il a arrêté à cause de l’hivernage. Il ajoute qu’au moment de reprendre les travaux, il a eu de sérieux problèmes de trésoreries causés par des imprévus.

L’ancien directeur de l’hydraulique jure qu’il avait même des doutes sur les capacités de Gti

Cité par Gorgui Sow, Moustapha Sané, ancien directeur de l’hydraulique, révèle que Gti a été attributaire d’un lot dans le cadre d’un appel d’offres pour la construction de châteaux d’eau en milieu rural.

Les deux autres lots ont été gagnés par Ecor et Svtp, au passage, ont livré les travaux depuis. Au moment de l’approbation du contrat, il jure s’être inquiété de la sélection de Gti qui lui paraissait toute nouvelle dans ce secteur.

L’ancien chef du projet, Richard Tendeng assure, le concernant, être sûr que Gorgui Sow a détourné l’agent. Mais à la question des gendarmes à savoir pourquoi n’a-t-il vérifié l’état d’avancement des travaux, avant de signer les pv de réception, il affirme avoir fait confiance à ses collaborateurs.

Pour lui, ce serait aussi pour éviter des pertes de fonds que l’ancien directeur de l’hydraulique a ordonné le paiement intégral aux entreprises pour achever les travaux en 2017.

L’argent volé, les populations rurales de Linguère, Matam, Podor, Kolda et Bakel concernées par le projet vont encore attendre avant de bénéficier du liquide précieux…

Libération

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